Justice

SEPT PRESUMES DELINQUANTS FAUNIQUES VONT COMPARAITRE A OWANDO ET DOLISIE

Trois audiences portant sur la criminalité faunique sont attendues pour ce 07 juin 2018 dont une au Tribunal de Grande Instance d’Owando et les deux autres à la Cour d’Appel de Dolisie. 

A Owando, il s’agit de la première comparution d’un sujet congolais interpellé avec 5 queues d’éléphants et 2 pointes d’ivoire, le 30 mai 2018 à Makoua dans le département de la Cuvette. AMBETON Christophe, a été pris la main dans le sac, dans sa boutique, avec deux pointes d’ivoire d’un jeune éléphant, cinq queues d’éléphants, des dents d’hippopotames et bien d’autres produits des espèces animales protégées au Congo.

AMBETON Christophe serait un grand trafiquant des produits de la faune. Il serait en liaison avec plusieurs braconniers auprès de qui il achète régulièrement ces produits avant de les revendre à ses potentiels clients. Clients qui proviendraient des villes du Congo comme Ouesso, Makoua, Owando, Brazzaville et de la République Gabonaise. L’individu arrêté  reconnait les faits qui lui sont reprochés. Ce jeudi, il va devoir répondre de ses actes devant la justice congolaise.

Les deux affaires programmées pour cette même date sont au niveau de la Cour d’appel de Dolisie, une est celle de deux individus, poursuivis pour détention, transit, circulation et tentative de commercialisation de huit pointes d’ivoire. GOMA LUNGHANU et MAVOUNGOU Bernes avaient été arrêtés en flagrant délit, le 29 août 2017 à Dolisie.

L’autre affaire est relative aux prévenus LIKIBI Gotrand Luther, NZAOU Cédric, MOUSSONDA Jeanne et KOMBO BAKALA Prince. Les infractions qui leurs sont reprochées sont l’abattage d’une espèce animale intégralement protégée (Panthère), la détention et la circulation illégales ainsi que la tentative de commercialisation des trophées de ladite espèce (deux peaux de panthère).

Les arrestations de ces présumés délinquants fauniques ont été les œuvres des agents des Directions Départementales des Eaux-et-Forêts (Cuvette et Niari) et de la Gendarmerie nationale avec l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage). Ces prévenus encourent des peines allant jusqu’à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme selon les textes réglementant ce secteur. L’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule :   «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration  des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

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