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Agriculture

PDAC: LE CONGO S’ACTIVE POUR MIEUX FINANCER LES ACTIVITÉS AGROPASTORALES

Dans la recherche des solutions adaptées au manque de financement des activités agricoles, le Congo a validé son rapport provisoire de l’étude sur les systèmes de crédits de proximité et micro-crédits. Validé le mardi 09 février 2021 à Brazzaville au cours d’un atelier organisé grâce à l’appui financier du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale(PDAC), le rapport de cette étude réalisée par le consortium IRCAM-SEP Développement privilégie le mécanisme de financement mixte et souligne, entre autres, la nécessité d’émailler le monde rurale du pays en structures bancaires et micro finances.

 Placé sous l’autorité de Michel ELENGA, Directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, cet  atelier consacré à la validation du rapport provisoire de l’étude sur les systèmes de crédits de proximité et micro-crédits a constitué une étape importante dans le processus visant la mise en œuvre des meilleurs mécanismes, qui  permettront aux acteurs agricoles congolais d’accéder facilement aux financements en vue de booster ce secteur dans lequel le pays dispose d’énormes potentialités.

Avec pour  finalité  la réalisation d’un diagnostic rétrospectif des expériences antérieures sur le financement agricole en République du Congo et la suggestion de nouveaux mécanismes de financement visant à permettre l’atteinte au mieux des objectifs de financement agricole, l’étude a permis d’épingler les maux qui minent le secteur et proposer des pistes de solutions adaptées à la situation.

« Nous avons fait le point sur le financement agricole et le constat fait est que les financements qui existent sont des financements à cours et moyens termes alors que le financement de l’agriculture est à long terme. La plupart des structures qui doivent financer les activités agropastorales (banques et micro finances)  se retrouvent à 80 % dans les deux grandes villes du pays », a fait observer Justin BAYECKOLA NGOUMA, consultant en charge de l’étude.

Face à cette situation qui fait du monde agricole un secteur délaissé, le consultant a recommandé, entre autres, le maillage du « monde rural en structures bancaires et micro finances ; faire de sorte que les financements qui sont à court et moyen terme soient des financements à long terme pour que le secteur agricole soit financé ».

En ce qui concerne les mécanismes sensés aider le Congo à relever le grand défi du financement des activités agropastorales,  le rapport de l’étude présente trois mécanismes de financement dont le plus probant est le mécanisme mixte, qui nécessite que l’Etat apporte les fonds sans avoir à les gérer, mais doit se retrouver au niveau de la gouvernance, notamment au conseil d’administration.

Audio : Extrait de l’interview de Justin BAYECKOLA NGOUMA

Il s’est agi d’examiner et valider ce rapport d’étude qui fait le diagnostic du financement de ce secteur qui ne contribue pas assez à la richesse du pays en raison des trop faibles subventions (4%) dont bénéficient les acteurs agropastoraux.

Le processus lancé devrait permettre au gouvernement de se donner les meilleurs moyens d’échange avec ses partenaires, notamment la banque mondiale,  le FIDA, la Banque africaine de développement, l’Union européenne et les institutions de coopération bilatérale afin de mettre en place des mécanismes permettant d’appuyer ces acteurs en vue de donner un nouvel élan à ce secteur. Un secteur qui pourra non seulement participer à  la création de la richesse, mais aussi réduire le taux d’importations du pays en aliment.

Clôturant les travaux de l’atelier, Michel ELENGA a rappelé la nécessité de trouver une solution qui rassure les acteurs agropastoraux et halieutiques engagés dans le secteur. « Les assurances comme les crédits et microcrédits peuvent permettre de booster les activités agropastorales. Si ces réformes peuvent se réaliser et si elles peuvent s’associer aux autres réformes notamment celles liées au climat des affaires, il est évident que les activités agropastorales et halieutiques pourront décoller et participer plus fortement à la création de la richesse nationale », a laissé entendre le Directeur de cabinet du ministre Henri DJOMBO.

A noter que le rapport validé au cours de cet atelier a été élaboré en se basant aussi sur les enquêtes de terrain  menées auprès des acteurs du secteur, qui avaient émis des avis sur les modes de financement qui leur convient. 

La croissance du secteur agricole, qui doit être favorisée par l’existence d’un mode de financement adapté et répondant mieux aux besoins des acteurs de ce secteur nécessite que tout soit mis en œuvre pour que le  nouveau mode  de financement à mettre en place ne connaisse pas les mêmes problèmes  que  les anciennes tentatives de financement de l’agriculture qui ont eu des résultats mitigés.  

Photo 1 : Vue des participants à l’atelier

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