MONDE : LA DISPARITION PROGRESSIVE DES ZONES HUMIDES AGGRAVE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

161

Le 02 février de chaque année, la communauté internationale célèbre la journée mondiale des zones humides. Pour cette année, le thème choisi est « zones humides et changements climatiques ». Dans le message que la ministre du tourisme et de l’environnement du Congo a rendu, elle tire la sonnette d’alarme car, dit-elle, près de 35% d’entre elles ont déjà disparu de la surface de la terre, bien qu’une grande partie de la population mondiale en dépende pour sa survie et que 40% des espèces animales y vivent et s’y reproduisent. 

Arlette SOUDAN NONAULT a indiqué dans son message que «  la disparition progressive de ces zones humides est un facteur aggravant du réchauffement climatique car leur capacité de séquestration du carbone est supérieure à celle des écosystèmes terrestres. Ces zones qui ne couvrent qu’environ 3% des terres de notre planète, retiennent près de 30% de tout le carbone terrestre, soit deux fois plus que toutes les forêts du monde réunies ».

La ministre a aussi évoqué la situation actuelle des mangroves qui font partie de ces zones humides.  En effet, le Congo «  dispose d’importantes zones humides, a inscrit à ce jour 14 sites au titre de la Convention de Ramsar. Il faut cependant noter que parmi ces sites se trouvent en bonne place les mangroves de la zone côtière et les tourbières récemment découvertes dans la Cuvette Centrale du Bassin du Congo. Les mangroves de la zone côtière sont sujettes à différentes menaces inhérentes aux activités humaines. La République du Congo quia déjà perdu 60% de ces mangroves en 30 ans a élaboré avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) une stratégie et un plan d’action afin de les restaurer et de les protéger ».

Par ailleurs, les Tourbières de la Cuvette Centrale du Bassin du Congo ont aussi été citées comme des zones humides. Celles-ci s’étendent sur 145 500 km2entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo et séquestrent près de 30 milliards de tonne de carbone, a rappelé Arlette SOUDAN NONAULT.  Ces quantités astronomiques de carbone emprisonnées dans nos tourbières, a renchéri la ministre, « en font une véritable bombe à retardement. Leur gestion durable devient donc un enjeu planétaire à l’heure où le Groupe Intergouvernemental d’Expert sur l’évolution du Climat ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses d’un dépassement du plafond des 1,5° Celsius fixés dans l’accord de Paris ». 

Pour votre gouverne, les zones humides sont définies par la Convention de Ramsar  y relative comme « des étendues de marais, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ».

Photo : Un cliché des mangroves , un écosystème faisant partie des zone humides(Droits réservés)




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *