Culture

LITTERATURE: LAURENT HOSPICE MABANZA SIGNE « QUELQUES VERS MALOBA LIBOSO ». DECRYPTAGE AVEC L’AUTEUR

« QUELQUES VERS MALOBA LIBOSO » est un recueil de poèmes que Laurent Hospice MABANZA vient de mettre sur le marché. Publié en 2015 aux éditions EDILIVRE, cette œuvre marque le début d’une plume que nombreux voient prometteuse. Dans un lyrisme émouvant, l’auteur de ce livre vante les mérites du continent africain dont il est originaire pour lui donner une image bien différente de  celle que l’occident lui attribue injustement. « C’est tout le mal qu’on dédit à l’Afrique comme si l’Afrique était le berceau du mal » soutient l’auteur. Son argumentaire repose sur l’évocation de l’Afrique sous diverses facettes : l’Afrique berceau de l’humanité, généreuse, mystérieuse voire énigmatique avec ses forêts, ses fleuves, ses tam-tams, ses personnalités et ses traditions. Morceaux choisis d’une interview réalisée avec Laurent Hospice MABANZA, étudiant en Licence  à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université Marien Ngouabi.
De quoi traitre votre livre?
Je  pars d’un constat, celui de la déchéance de l’humanité. J’ai voulu redonner de l’espoir à travers l’expression d’un sentiment d’amour profond pour une terre dans laquelle je viens : l’Afrique ; l’expression d’un sentiment d’amour pour la nature et l’expression d’une considération grande pour la femme sous plusieurs acceptions.
   Il semblerait  que vous avez beaucoup lu et c’est cela qui a  façonné votre plume ! Quelques influences ?
Naturellement, on ne peut pas écrire sans avoir lu. Dans mes lectures j’ai été influencé par Aimé Césaire, particulièrement son livre « Cahier d’un retour au pays natal ». Ici, ce qui m’a plus marqué c’est le sentiment de l’écrivain de vouloir rassembler l’espèce humaine au-delà des critiques qu’il émet à l’endroit du colonisateur ou de l’oppresseur mais, la finalité est de vouloir récolter une civilisation du bien qui rassemble tout le monde.
Vous signez votre entrée dans la littérature par la  poésie, un genre littéraire difficile pour nombreux. Plutôt aisé pour vous ?
La poésie est assez difficile parce que c’est pas toujours facile d’accoucher sous l’écrit l’expression même de la personne. Et ce qui est difficile en poésie c’est qu’il ne s’agit pas de raconter simplement une histoire mais il sied de rendre palpables les émotions les plus profondes de l’être humain. Mais je pense que dès qu’on écrit le premier vers, le reste va au rythme même de ce que nous ressentons.
  Tout au long de vos textes nous constatons la rareté de la ponctuation. Qu’est ce qui justifie cela?
C’est un choix, car pour moi la ponctuation attenue le rythme du poème. Quand un poème est clamé avec des ponctuations il y a beaucoup de pauses et le rythme du poème est éteint.
  A la page 65 nous notons un poème dédié à Belinda Ayessa titré Maison de culture. Pourquoi maison de culture et pourquoi l’avoir dédié à Belinda Ayessa ?
Le mémorial Pierre Savorgnan De Brazza est pour moi une page de l’histoire du Congo et j’ai voulu rendre hommage à cette page de l’histoire du Congo et surtout à la personne qui gère cette page parce que c’ est pas toujours évident qu’une femme soit à la tête d’un monument historique pour le pays. Voilà pourquoi j’ai voulu dédier ce poème à Belinda Ayessa pour reconnaitre tout le travail qui est effectué dans cette entité historique qu’est le mémorial.
Vous avez également évoqué la femme dans vos poèmes .Que représente la femme chez le poète Laurent Hospice Mabanza ?
Pour moi c’est la femme qui est la représentante de la sensibilité sur terre. D’ailleurs, j’ai un poème dont le titre est la lettre F pour montrer tous les côtés féminins de la vie, pas seulement la femme mais la vie elle-même aussi à un côté féminin : celui des couleurs, de la beauté, de la sensibilité.
Prix du livre : 6500 FCFA

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