Environnement

LES CONCLUSIONS DE LA COP 23 DÉCRYPTÉES A BRAZZAVILLE

Renforcer les capacités des négociateurs et experts climat à la prochaine conférence de Bonn sur les changements climatiques prévue du 30 avril au 10 mai 2018 est le centre d’intérêt d’un atelier organisé à Brazzaville par le ministère congolais en charge du de l’environnement. L’atelier a eu lieu du 14 au 15 février 2018.

Organisé par le gouvernement du Congo en partenariat avec la Commission des Forêts d’Afrique Centrale COMIFAC, l’atelier a connu la participation d’experts venus de différents pays  membres de cette organisation. Pendant deux jours , ont été passé au crible des aspects liés aux conclusions de la COP23. Cet examen a été axé sur leurs positions sur les différents points de l’ordre du jour ; les conclusions de la conférence, dans quelles mesures leurs différents points d’intérêts ont été pris en compte dans ces conclusions. Ces reflexions permettront aux négociateurs et experts climat de bénéficie d’une préparation minutieuse et tactique à la COP24 qui s’annonce déterminante du fait qu’elle devrait amorcer le processus de mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat.

Consciente de la rude épreuve à laquelle sera confrontée la délégation des négociateurs et experts climat de la sous-région, Arlette SOUDAN NONAULT, Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo a exhorté les participants  « à examiner avec minutie les conclusions de la COP23 pour en tirer des leçons et préparer des stratégies fiables visant à répondre aux enjeux de la COP24, déterminante pour la mise en œuvre de l’accord de Paris ».  Aussi, a-t-elle poursuivi que   la découverte des indices de l’existence d’un puits de dioxyde de carbone dans la tourbière, au cœur du bassin du Congo entre la République Démocratique du Congo et la République du Congo  est d’une importance capitale et fera l’objet d’une réunion internationale organisée par le gouvernement du Congo et l’ONU-Environnement. Cette  tourbière  pourrait ouvrir la voie à un immense espoir pour l’humanité, s’accordent à dire les experts, dans l’attente de la confirmation du partenariat mondial sur les tourbières.

Le réchauffement climatique qui ne cesse de causer des dégâts tant sur la nature que sur l’homme doit être traité avec une attention particulière afin de stopper les effets  catastrophiques qui en découlent. Signalons que la cérémonie d’ouverture a connu l’intervention de Gervais ITSOUA MADZOU, Secrétaire Exécutif de Commission des Forêts d’Afrique Centrale et l’allocution.

Il est à noter que les différentes présentations ont permis des échanges nourris, lesquels ont donné lieu aux recommandations ci-après  à la cérémonie de cloture :

A l’endroit des pays :

– Faire participer les acteurs stratégiques identifiés par les points focaux aux différentes rencontres prévues dans le cadre des négociations sous la CCNUCC ;

– Renforcer la participation des juristes dans les processus de négociation ;

– Renforcer les capacités des juristes en suivi et évaluation des projets et activités liées aux changements climatiques ;

– Explorer les différentes pistes en vue de résoudre les problèmes liés à la barrière linguistique lors des négociations ;

– Développer les stratégies de mobilisation des ressources financières notamment à travers les projets régionaux concernant l’ensemble des pays membres de la COMIFAC ;

– Se référer aux directives du GIEC 2006 dans le cadre de l’élaboration des communications nationales et rapports biennaux.

A l’endroit de la coordination de la Commission Climat du Bassin du Congo

– Encourager la désignation des points focaux nationaux de la CCNUCC comme points focaux de la Commission Climat du Bassin du Congo en vue d’assurer une synergie dans les différentes actions menées ;

– Clarifier la question de la préfiguration de la Commission Climat du Bassin du Congo pour une meilleure appropriation de cette initiative ;

– Désigner les points focaux du fonds bleu dans les pays où il n’en existe pas encore ;

– Encourager les pays non signataires à adhérer au fonds bleu pour le Bassin du Congo ;

– Elaborer une feuille de route officielle de la commission Climat du Bassin du Congo.

A l’endroit du Secrétariat Exécutif de la COMIFAC

– Préparer la position commune de la sous-région sur les questions de finance climat à transmettre au secrétariat de la CCNUCC ;

– Faire le point de manière constante avec les pays sur l’état de l’élaboration des communications nationales, des rapports biennaux actualisés et de la révision des CDN et encourager les échanges d’expériences entre les pays ;

– Poursuivre les efforts de mobilisation de financements pour appuyer les pays de la COMIFAC dans la mise en oeuvre des actions climatiques et la participation active aux négociations.

A l’endroit du GTCCC

– Créer un réseau d’échange par groupe thématique afin de faciliter l’élaboration des communications nationales et des rapports biennaux actualisés.

Photo : La photo de famille après la céréminie d’ouverture ( Crédit Groupe Congo Médias)

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