JUSTICE : LA CPI ACQUITTE LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE

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L’ancien président de la Côte d’Ivoire, détenu depuis 7 ans à la Haye s’est vu acquitté de toutes les charges qui pesaient contre lui le mardi 15 janvier 2019. Il est libéré ainsi que Charles Blé Goudé, son fidèle et ancien leader du Mouvement des Jeunes Patriotes par la Cour Pénale Internationale pour manque de «…raisons substantielles à sa condamnation ».

Après toutes ces années d’incarcération et près de trois ans de procès au cours duquel les deux  accusés ont  plaidé non coupable, la CPI a ordonné la mise en liberté immédiate de Laurent Gbagbo et son codétenu Charles Blé Goudé.

Cette libération intervient après les demandes d’acquittement  présentées par les avocats des deux hommes en octobre 2018, estimant insuffisants  les éléments de l’accusation pour prouver les charges au-delà de tout doute raisonnable. « La Chambre fait droit aux demandes d’acquittement présentées par Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, fidèles à M. Gbagbo) concernant l’ensemble des charges » retenues contre eux et « ordonne la mise en liberté immédiate des deux accusés », a déclaré le juge président Cuno Tarfusser.

Laurent Gbagbo était accusé, ainsi que Charles Blé Goudé, de quatre chefs de crimes contre l’humanité au nombre desquels figurent meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains.

Premier  président à avoir été transféré à la Cour Pénale Internationale, qui siège à la Haye, GBAGBO est jugé pour des crimes commis lors de la crise poste-électorale de 2010-2011 qui l’opposait à Alassane Ouattara, l’actuel président de la Côte d’Ivoire. Cette crise a coûté la vie à  plus de 3 000 personnes.

Cette double libération  intervient au lendemain de l’amnistie de Simone Gbagbo par Alassane Ouattara. Une amnistie qui s’inscrit dans la logique de l’apaisement afin favoriser la réconciliation nationale.

Dans ces conditions, les élections présidentielles de 2020 pourraient voir s’affronter les mêmes que lors des élections de 2010 qui avaient conduit à la crise ivoirienne : Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo  et Henri Konan Bédié.

Cette décision de la CPI qui intervient quelques mois après l’acquittement de Jean Pierre Bemba remet en cause, pour certaines victimes, la capacité de la Cour Pénale Internationale d’établir les responsabilités, combattre l’impunité et permettre aux victimes de se faire indemniser.

Photo1 : Photo de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé (Droits réservés)

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