Justice

JUSTICE : CINQ PRESUMES DELINQUANTS FAUNIQUES VONT COMPARAITRE A DOLISIE

Ce 7 octobre, au Tribunal de Grande Instance de Dolisie, dans le Département du Niari, vont s’ouvrir des audiences portant sur les affaires liées au trafic de produits fauniques.

Les deux premières affaires portent sur deux individus interpellés séparément, chacun pour détention illégale d’un mandrill vivant. Ces deux mandrills vivants, avaient été respectivement saisis dans les domiciles de ces deux présumés trafiquants, soit le 27 juin et le 14 septembre 2022 à Dolisie. Si le premier prévenu était en cavale avant d’être rattrapé le 13 septembre dernier dans cette même ville, le second, quant à lui, avait été pris avec son animal vivant dans la cour de sa maison, le 14 septembre. Ils vont comparaitre pour une première audience devant la justice congolaise ce 7 octobre et demeurent derrière les barreaux en attendant la décision du juge.  

Les deux mandrills vivants saisis avaient été successivement confiés à la Réserve de Tchimpounga dans le Département du Kouilou où, ils ont commencé à recevoir les soins appropriés de l’équipe de vétérinaires de l’Institut Jane GOODALL. Cette espèce est classée comme vulnérable par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature.

La troisième affaire dont l’audience est prévue à cette même date du 7 octobre au Tribunal de Grande Instance de Dolisie, concerne trois présumés trafiquants d’ivoire interpellés le 21 septembre dernier dans cette même ville. Les trois présumés délinquants fauniques dont un Chef de Poste des Eaux et Forêts ont été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire sectionnées en quatre, représentant un (1) éléphant tué.

Les pointes d’ivoire saisies auraient été transportées par ces présumés trafiquants de Bambama, un des districts du Département de la Lékoumou jusqu’à Dolisie chef-lieu du Département du Niari où, ils avaient l’intention de les vendre. L’agent des Eaux et Forêts impliqué dans cette affaire aurait facilité le transport de ces pointes d’ivoire. Il s’agirait d’un réseau dans lequel, deux d’entre eux seraient des fournisseurs et l’autre serait un démarcheur.

Les interpellations de ces cinq présumés délinquants fauniques, impliqués dans ces affaires, avaient été réalisées par les agents de la Direction Départementale de l’Économie Forestière du Niari avec les éléments de la Section de Recherches Judiciaires et ceux de l’Escadron Mobile de la Région de Gendarmerie du Niari appuyés techniquement par le PALF (Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage). Ces individus risquent des peines allant jusqu’à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme et d’une amende pouvant atteindre cinq millions (5.000.000) de FCFA conformément à la loi.

En République du Congo, le mandrill et l’éléphant font partie des espèces animales intégralement protégées. L’article 27 de la loi Congolaise en matière de protection des espèces fauniques stipule : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

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