La Journée de la femme africaine célébrée par un forum national de réflexion de deux jours

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Le Ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement a célébré la Journée de la femme  africaine  ce 31 juillet 2016 par un forum national de réflexion de deux jours (30 et 31 juillet) consacré au leadership féminin en politique et dans la vie publique en république du Congo. Plus de trois cent participants ont pris part à ce forum auquel, visiblement, le gouvernement  a bien voulu donner un sens particulier d’autant plus que  la cérémonie d’ouverture a été patronnée par Clément MOUAMBA, le Premier Ministre.
Ce dernier a d’ailleurs pris  le ferme engagement de tout mettre en œuvre pour l’adoption de la loi sur la parité et de la réforme du Code de la Famille. Il a exhorté en outre les femmes à ne pas céder ni au découragement, ni au renoncement, mais plutôt à s’organiser autour des ambitions de la vie en société et à renforcer leur capacité organisationnelle pour un leadership politique efficace.
Les travaux des deux jours ont été organisées autours de cinq communications sur la parité en Afrique, l’entrepreneuriat féminin, le leadership féminin au Congo : Enjeux et perspectives, la place de la femme dans l’agenda 2063 de l’Union Africaine, ou encore les droits des filles dans l’accès à l’éducation en Afrique : défis et perspectives. Des thèmes pleins se sens pour certains et très vagues pour d’autres pour lesquels se sont succédé pour les développer d’éminentes personnalités : ambassadeurs, diplomates et haut fonctionnaires et responsables d’organisations de la société civile consacrée aux questions des femmes.
Plusieurs obstacles à surmonter
Les participants ont reconnu qu’il existe plusieurs obstacles à l’épanouissement des femmes sur le continent africain. Sont cité dans le communiqué final des travaux entre autres le manque d’engagement de la femme dans le monde du leadership , la persistance des stéréotypes et du poids de la coutume , la difficulté de concilier la vie familiale à la vie
professionnelle , l’analphabétisme des parents , le harcèlement sexuel , les grossesse et les mariages précoces.
Des recommandations
Les participants ont recommandé entre autres la réactualisation de la loi PORTELLA ; la promotion de la nomination des femmes à tous les postes décisionnels, le Suivi de l’application des textes juridiques , l’application de la notion de parité dans l’élaboration des listes électorales , la création des centres de formation des femmes en politique , l’Octroi des stages de perfectionnement aux femmes.
Les travaux ont été clôturés par Ines Bertille Nefer INGANI, Ministre de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement qui a salué l’opiniâtreté de grandes figures féminines africaines comme Kosazama ZUMA , président de la Commission africaine, Ellen Johnson SEARLEAF , Présidente du Liberia ou encore Catherine SAMBA PANZA, Président de la Transition en République Centrafricaine jusqu’à récemment.

A propos de la Journée de la Femme Africaine
Le 31 juillet 1974  les femmes africaines s’étaient réunies à Dakar au Sénégal pour mettre sur pied une organisation représentative dénommée Organisation Panafricaine des Femmes. La date du 31 juillet fût ainsi consacrée à la femme africaine. Mais bien avant cela en 1959 , dans la foulée de la Conférence générale des Peuples africains de décembre 1958 à Accra, des unions nationales puis régionales furent créées au Mali avec la naissance de l’Union des femmes de l’Ouest africain. La date du 31 juillet commençait déjà à se dessiner comme celle qui allait devenir la date de la femme africaine en 1962 à Dar-es-Salam en Tanzanie où fut créée la Conférence des Feemmes Africaine.




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