FAO/ CEEAC : REDUIRE LES ECARTS ENTRE HOMMES ET FEMMES DANS L’AGRICULTURE ET LE DEVELOPPEMENT RURAL

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Pour de nombreux observateurs, la validation  à Brazzaville le jeudi 29 novembre 2018 du rapport  sur le profil genre des secteurs de l’agriculture  et du développement  rural  en République du Congo » ouvre des brèches d’une amélioration de la place et du rôle  de la femme rurale congolaise « pénalisée  par rapport aux hommes dans l’accès à la terre , à la technologie , aux marchés , aux infrastructures  et aux services » , comme l’a indiqué Suze Percy FILIPPINI , Représentante de la FAO au Congo . Elle l’a dit à l’ouverture de l’atelier consacré à  la validation de ce rapport.

Les objectifs  de développement durable  (ODD) accordent une large place  à l’amélioration de la situation de la femme. Il s’agit de « Parvenir  à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes  et les filles ». Et, le projet intitulé « Réponse Genre aux Plans nationaux  et régionaux d’Investissement  agricole  pour relever  le défi  Faim Zéro  dans les Etats membres de la CEEAC », appuyé par la FAO, s’inscrit dans le droit fil de cette vision, dans un contexte de « marginalisation » de la femme rurale  dans les  systèmes  et plans de production agricole.

Les femmes représentent, a-ton appris lors de  l’atelier consacré à la validation du rapport sur le  profil genre des secteurs de l’agriculture  et du développement  rural  en République du Congo, 4 5 %  de la main d’œuvre  agricole dans les pays en développement. Elles jouent de fait,  de grands rôles  dans l’agriculture et développement  des économies rurales. Au Congo, a rappelé la Représentante de la FAO au Congo, selon les premiers résultats du recensement  général de l’agriculture, les femmes représentent 54,4% de la population  agricole active. Pourtant, des écarts subsistent encore entre les femmes et les hommes dans l’accès à certains à certains avantages ou droits. Quelques défis  épinglés par Suze Percy FILIPPINI  sont l’accès à la terre et aux ressources productives, à des emplois décents, aux opportunités marchandes  et à la protection  sociales et  aux services ruraux.

Parlant du document soumis à l’examen de l’expertise nationale la Représentante de la FAO a souligné qu’il s’agit d’un document présentant « une analyse  détaillé  de l’implication  de la femme dans la conception  et la formulation  de la politique agricole nationale d’une part, et sur la  situation  de la femme dans le secteur  agricole d’autre part ».

Cornehe Gabrielle ADOU NGAPI, qui a délaissé sa veste de  Directrice de Cabinet de la ministre de la promotion de la femme  et de l’Intégration de la femme au développement juste après la brève cérémonie solennelle d’ouverture de l’atelier pour enfiler celle de Consultante ayant mené l’étude depuis fin 2017 a , dans une projection PowerPoint , a  donné tout très clairement l’objectif de  cette  étude : «  Cette  analyse s’inscrit dans la perspective  de relever  les disparités  entre    les hommes et les femmes en ce qui concerne l’accès  et le contrôle sur les moyens de production ,les services, l’emploi et les marchés , et leur impact  sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle » .

Notons que cet atelier s’est déroulé en   pleine campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme

Photo : Une femme producteur agricole ( Droits réservés)




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