Deux présumés trafiquants d’ivoire aux arrêts à Makoua dans la cuvette

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Il s’agit d’un ancien Eco garde avec l’un de ses complices arrêtés le mardi 04 avril 2017 . Cette arrestation des éléments de la gendarmerie et de la police nationale a été rendu possible grâce au concours de la Direction Départementale du Ministère de l’Economie Forestière et des informations et appuis du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF). Ces deux présumés trafiquants ont été pris la main dans le sac  pour détention, transit et tentative de commercialisation de trois (3) pointes d’ivoire pesant au total 20 kg,  représentant deux éléphants tués.

L’ancien éco-garde, Congolais, radié de ses fonctions en 2016 pour détention d’espèces protégées opère dans les localités d’Etoumbi, Mbomo. Il serait pisteur et abatteur d’éléphants et appartiendrait à un réseau de  trafic d’ivoire depuis 2006. Le deuxième interpelé, lui aussi congolais, serait un  porteur et un démarcheur et facilitant ainsi l’écoulement des stocks constitués auprès de clients potentiels. Plusieurs autres complices sont en cabale. Les deux (2) individus arrêtés vont répondre de leurs actes devant la justice congolaise et risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Cette arrestation traduit la volonté du Congo à protéger ses ressources naturelles conformément aux textes réglementant ce secteur. Une volonté démontrée en 2015 lors de la Conférence Internationale sur l’exploitation illégale et le trafic illicite des produits de la faune et de la flore sauvage d’Afrique tenue à Brazzaville. Conférence au cours de laquelle, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, avaient assisté à la destruction par le feu d’un stock frauduleux de cinq tonnes de pointes d’ivoire.

Les arrestations des trafiquants des espèces animales protégées et les procès liés aux affaires de trafic d’ivoires, trafic d’armes et commerce illégal sont régulièrement observés dans plusieurs départements de la République du Congo. Les cas récents montrent les arrestations le 13 mars dernier à Brazzaville de deux présumés trafiquants d’ivoire et le 15 février 2017 de quatre présumés trafiquants de ce même produits à Ouesso dans la Sangha. Le verdict de cette affaire de Ouesso est attendu pour ce 06 avril 2017 au Tribunal de Grande Instance de cette ville située au nord de la République du Congo.

Au regard de la pression qui pèse sur les éléphants, l’implication de tous pour dénoncer des trafiquants auprès des autorités compétentes et l’application rigoureuse de la loi congolaise en matière de crime faunique se trouvent être  des actions très importantes pour la lutte contre le  braconnage et le trafic des produits fauniques. L’éléphant fait partie des espèces intégralement protégées en République du Congo, comme le stipule l’article 27 de la loi Congolaise en matière de protection de ces espèces fauniques : «  L’importation , l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées , ainsi que de leur trophées sont strictement interdits, sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts  pour les besoins de la recherche scientifique ».




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