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Société

DEUX PRESUMES TRAFIQUANTS D’IVOIRE ARRETES A DOLISIE

Georges SIOMBO et Mesmin N’DINGA BOUNDA tous de nationalité congolaise (34 ans et 37 ans) ont été arrêtés par les agents de la Direction Départementale des Eaux-et-Forêts et de la Gendarmerie nationale grâce aux informations et appuis du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage) en flagrant délit avec deux pointes d’ivoires. L’arrestation a eu lieu ce lundi 18 décembre 2017 à Dolisie dans le département du Niari.

Ces individus seraient des grands trafiquants d’ivoire dont la source d’approvisionnement de ces produits  serait le district de Bambama dans le département de la Lékoumou. L’un de ces prévenus serait un acheteur des ivoires auprès des braconniers afin de les revendre à ses potentiels clients. L’autre joue le rôle du démarcheur. Il circule plusieurs villes de la République du Congo notamment Pointe Noire, Dolisie et Brazzaville entretenant sa clientèle de produit d’ivoire. Mossendjo dans le département du Niari est la ville où ces deux prévenus stockent leurs produits avant de les transporter dans les autres villes du Congo pour la vente. Le transport des ivoires saisies, de Mossendjo à Dolisie, a été effectué la nuit pour tromper la vigilance des contrôleurs se trouvant le long de la route.

Les deux (2) individus arrêtés ont reconnu les faits qui leur sont reprochés à savoir : détention et circulation de deux pointes d’ivoire, représentant un éléphant tué. Ils seront présentés devant les juges de Dolisie afin de répondre de leurs actes. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Le braconnage a explosé il y a une dizaine d’années en raison notamment de la demande des petits objets décoratifs en ivoire dans les pays asiatiques. Il alimente un trafic extrêmement lucratif évalué à 20 milliards de dollars par an, selon la Convention sur le Commerce International des Espèces Protégées (CITES), ce qui en fait le quatrième commerce illégal sur la planète après celui des armes, de la contrefaçon et des êtres humains. Pour John Scanlon, secrétaire général de la CITES « Le braconnage de l’espèce en Afrique atteint toujours des chiffres très élevés et pourrait entraîner des extinctions locales s’il se poursuit au rythme actuel. La situation est particulièrement préoccupante en Afrique centrale, où le taux estimé de braconnage double la moyenne continentale ».

Vu l’ampleur de la pression qui pèse sur les éléphants, l’implication de tous pour dénoncer des trafiquants auprès des autorités compétentes et l’application rigoureuse de la loi congolaise en matière de crime faunique deviennent des actions très importantes pour la lutte contre le  braconnage et le trafic des produits fauniques.

L’éléphant fait partis des espèces intégralement protégées en République du Congo. L’article 27 de la loi n°37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées dispose : «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

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