CORONAVIRUS : PLUS D’INTENTIONS QUE D’ACTIONS POUR LES CHERCHEURS CONGOLAIS ? - Groupe Congo Medias | Actualité du Congo Brazzaville | Sites d’informations du Congo Brazzaville
Sciences & innovation

CORONAVIRUS : PLUS D’INTENTIONS QUE D’ACTIONS POUR LES CHERCHEURS CONGOLAIS ?

 

Depuis le déclenchement de la pandémie de COVID-19 et surtout de sa propagation planétaire,  les chercheurs du monde entier s’activent dans les laboratoires pour trouver le remède miracle qui endiguerait cette gangrène. La communauté scientifique de la république du Congo mobilisée au sein de la  commission Laboratoire et recherche que dirige le Directeur général du Laboratoire nationale de santé publique affiche plusieurs  intentions et revendique à ce jour une démarche scientifique d’initiation de projets de recherche. Des travaux sans véritable impact médicale sur les patients, comme le dénoncent plusieurs observateurs très critiques, à un moment où, pensent-ils,  l’urgence est le travail acharné dans les laboratoires.

Des intentions

Parmi les intentions énumérées par le docteur Jean Vivien MOMBOULI, Directeur général du Laboratoire nationale de santé publique et responsable de la commission  Laboratoire et recherche « pousser les pouvoirs publics et la communauté internationale à instituer un système de surveillance biologique tous azimuts afin de bien cartographier et  suivre la dynamique spatiotemporelle  de circulation du covid-19 au Congo (Ndlr : République du Congo). Ce n’est pas tout : « Aussi,  il importe de développer  une biologie médicale de la détresse respiratoire provoquée par le covid-19 , car il serait important définir les bio indicateurs de la guérison pour les tentatives de traitements curatifs ». Au sujet des traitements justement,   Jean Vivien MOMBOULI  indique qu’ « à ce stade, il n’est pas clairement établi si le soutien médical apporte guérison, ou si le patient bénéficie d’une rémission simplement grâce à une dynamique immuno-  psychologique individuelle ».

Par ailleurs, le Directeur général a affirmé qu’ « aucun scientifique congolais ne travaillait sur la problématique des coronavirus et la surveillance sentinelle des infections respiratoires, abandonnées depuis trois ans était programmée pour une reprise suite à l’allocation d’un appui par le gouvernement français pour un programme de coopération  entre le réseau international des Instituts Pasteur et le Laboratoire national de santé publique du Congo. Ce projet sera activé très prochainement ».

Quels travaux en laboratoire contre le corona virus ?

Interrogé  sur les travaux qu’aurait déjà amorcés la communauté scientifique congolaise, le docteur  Jean Vivien MOMBOULI a expliqué que biologistes, informaticiens, cliniciens et pharmaciens sont déjà ensemble au travail. « C’est la  démarche scientifique d’initiation de projets de recherche », et il se dégage trois thématiques clé, dit-il. Il s’agit des innovations technologiques dans les domaines du diagnostic, et de la télé surveillance dans le suivi de proximité des foyers  communautaires de transmission du covid-19 ; de l’intérêt de l’association chloroquine/inhibiteurs de protéases dans la prise en charge et la prophylaxie de la maladie ; et enfin de la cartographie dynamique de la vulnérabilité immunitaire des Congolais face à la propagation du covid-19 au Congo. Aussi, le responsable de la de la commission  Laboratoire et recherche martèle-t-il sur le fait qu’ « Il faudrait que la communauté national au pays et de la diaspora soit consciente que dans le domaine de la recherche et de l’innovation, la montée en puissance ne peut être que graduelle. Le combat contre le corona virus sera long, il nous faudra à tous de la persévérance ».

Au sujet du débat sur le recours à la chloroquine

Aujourd’hui, on le sait bien, le  débat sur  l’usage de  la chloroquine lancé ouvertement par le professeur français Didier RAOULT à Marseille  et  par le président américain Donald TRUMP qui présente cette molécule comme une solution contre le  coronavirus est d’actualité. Accusés à tord ou à raison d’être totalement en dehors du débat, le scientifique congolais a salué les travaux de ses homologues chinois et du professeur français, entrant ainsi de plein pieds dans le débat : « Des scientifiques chinois ont tenté d’accompagner  l’appui médical aux patients affectés par le covid-19 en essayant la chloroquine. Les résultats non publiés seraient encourageants, et ont enthousiasmé le professeur français Didier RAOULT à Marseille, un chercheur bien établi. Le président TRUMP s’enthousiasme également pour la chloroquine  et d’autres molécules en usage pour une redéfinition de leurs indications thérapeutiques, au profit de la lutte contre le covid-19. Il est établi que la chloroquine inhibe le processus d’infection  des cellules humaine-cible par les coronavirus apparentés au corona virus SRAS , c’est le cas du covid-19. Ceci a été établi très rapidement par les chercheurs américains, peu de temps après la publication  de la structure  du virus et sa mise en culture réussie.  Cette propriété de la chloroquine affecte également les virus ébola et influenza ».

Toutefois, le scientifique ne s’est pas empêché de relativiser : « Cependant, les tentatives d’exploitation thérapeutique de cette propriété se sont heurté à des échecs répétés au niveau des essaies sur les modèles animaux.  Ceci a par le passé condamné toute tentative d’essai clinique chez l’homme, surtout avec des virus aussi létaux que les virus Ebola et influenza ».

Pour terminer, le docteur  Jean Vivien MOMBOULI a salué l’audace des chercheurs chinois  qui est à l’origine  de « cet espoir en la chloroquine que nous souhaitons voir associée à la classe des inhibiteurs de protéases qui sont d’utilisation courante contre le VIH ».

Photo : Le laboratoire nationale de santé publique du Congo à Brazzaville (Droits réservés)

Contactsunami de notre rédaction

Tel: 00242 06512 54 97 /05538 05 78

Email: groupecongomedias@gmail.com

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le plus populaire

To Top