CONGO/POLITIQUE : GUERRE OUVERTE ENTRE OKOMBI TSALISSAN ET JEAN VALERE MBANI A L’UMP, QUI LA GAGNERA ? - Groupe Congo Medias | Actualité du Congo Brazzaville | Sites d’informations du Congo Brazzaville
Politique

CONGO/POLITIQUE : GUERRE OUVERTE ENTRE OKOMBI TSALISSAN ET JEAN VALERE MBANI A L’UMP, QUI LA GAGNERA ?

Jean Valère MBANI, président du comité de crise  du parti Union pour un mouvement populaire (UMP) s’est exprimé le mardi 22 septembre 2019 à  Brazzaville  sur la crise qui prévaut au sein de ce parti. Sa communication a tourné autours de quatre axes : L’agression lors d’une réunion du Conseil national du dialogue d’un membre du parti par Digne Elvis OKOMBI TSALISSAN le président du parti sous le coup d’une radiation temporaire, les attributions du comité de crise, les événements postérieurs à la radiation de monsieur  OKOMBI ,  ainsi que l’agenda du parti dans lequel  la tenue d’un congrès d’ici la fin de l’année en cours  trouve une bonne place.

Rappel des faits

La décision de la radiation de Digne Elvis OKOMBI TSALISSAN par ses camarades du parti est notifiée par voie d’huissier  en date du 13 mai 2019, a rappelé Jean Valère MBANI. Une décision contestée par le député de Ngo (un district situé dans le département des Plateaux au nord du Congo) qui, selon les déclarations  de Jean Valère MBANI, lui aussi député (de Yaya dans le département du Niari au sud du Congo), a saisi le tribunal d’Instance de Talangaï (le sixième arrondissement de Brazzaville) pour « obtenir du tribunal une ordonnance interdisant le comité de crise de mener les activités de façon abusive au nom de l’UMP ». La réponse à cette démarche a été la consultation  par le Comité de crise d’un avocat qui  a conduit le litige devant le tribunal  de grandes instances de Brazzaville. Ce tribunal  «  a rendu une décision  de justice  par ordonnance n°061 du 04 juillet 2019 autorisant le comité  de crise, dirigé par  MBANI Jean Valère à faire des déclarations médiatiques, à tenir des réunions de l’UMP jusqu’à la tenue du Congrès extraordinaire seule instance habileté à délibérer sur les grandes questions du parti », a renchéri l’orateur.

De la bataille juridique à la  violence…

Dans un hôtel du centre de Brazzaville, se tenait le mercredi 16 octobre 2019 une réunion organisée par le Conseil national du dialogue  consacrée à la rencontre avec les partis politiques du centre et le Comité de crise  était présent à cette réunion « sur une base légale ». C’est ici que le député de Ngo est apparu  pour répandre la violence sur ses camarades  du parti parmi lesquels  Frédérique LAHOUYA, à ce jour hospitalisé au CHU pour « graves blessures à la nuque », a précisé Jean Valère MBANI avant d’ajouter : «  Dans cette panique, le monde s’est  dispersé mais il cherchait toujours à poursuivre  son agression envers l’honorable MBANI comme le montre les images diffusées. Après cette agression il a téléphoné l’honorable MBANI et a promis poursuivre son agression au domicile de l’honorable MBANI ».  Digne Elvis OKOMBI TSALISSAN a du reste  été présenté comme un récidiviste car «  il est déjà passé à l’acte en organisant l’agression d’un de nos camarade le nommé Guy NGOUMBA, ancien secrétaire général du part ».

Un congrès en ligne de mire

Affichant une certaine sérénité, Jean Valère MBANI  a annoncé la tenue d’un congrès d’ici la le mois de décembre  de cette année. Un congrès extraordinaire inclusif qui aura pour socle le travail des commissions préparatoires  jugé « suffisamment avancé » et auquel  tous les membres dont monsieur Digne Elvis OKOMBI TSALISSAN sont conviés. Jean Valère MBANI a indiqué que près des deux tiers des membres du bureau politique du parti  ont apposé leur signature pour la tenue de ce congrès.

Un parti n’a pas de président fondateur

Par ailleurs, Jean Valère MBANI pour a saisi l’occasion  pour dire que «  La loi ne reconnait pas l’existence d’un président fondateur dans un parti politique. La loi reconnait que pour créer un parti politique en république du Congo il faut être cinq membres fondateurs. Il n’y  a donc  pas à se faire l’idée de dire que moi j’ai crée mon parti comme un bien privé à l’image d’un arbre que l’on plante, que l’on arrose, qui grandit et dont on cueille les fruits ».

Ce congres comme on le voit sera déterminant dans la vie de ce jeune parti politique. La grande question est de savoir si son caractère inclusif voulu par le Comité de crise sera une réalité. Le compte à rebours est lancé. Désormais,  chaque jour qui passe compte dans cette guerre ouverte.

Photo : Jean Valère MBANI au centre lors de la conférence de presse (Groupe Congo Médias).

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le plus populaire

To Top