CONGO/POLITIQUE : LA COPAR POSE UN PROBLEME D’HOMMES POUR CONDUIRE LE PROGRAMME AVEC LE FMI

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Cette proposition a été faite lors d’une conférence de presse animée  le samedi 31 aout 2019 à Brazzaville par les présidents des formations politiques membres des la COPAR (Convention des partis républicains), avec à leur tête Chris WALEMBAUD, Coordonnateur par intérim de cette plateforme se réclamant de l’opposition républicaine. Ces opposants se sont aussi exprimé sur plusieurs autres point comme la gouvernance électorale pour les échéances de la présidentielle de 2021 ou encore  le processus de paix dans le département au sujet duquel la COPAR invite le gouvernement et la rébellion du pasteur Ntumi à mettre en application les engagements pris dans l’accord signé en décembre 2017.

« C’est de la responsabilité des gouvernants, ceux qui avaient la charge de conduire la  politique de la nation. Nous pouvons dire qu’il y a eu une certaine défaillance». Ainsi  s’est exprimé Chris WALEMBAUD au sujet de la situation  économique qu’il qualifie de chaotique dans laquelle  se trouve le Congo, quatre ans après,  dit-il,  l’annulation d’une dette colossale et une déclaration de revenues très optimistes.

Au sujet de la conduite du programme avec le Fonds Monétaire international , si  d’un coté la COPAR  prend acte  de la volonté du gouvernement à pouvoir  redresser la situation par le biais de ce programme avec le FMI, elle ne s’interdit toutefois pas de poser une grande et « courageuse » question : « Avec quels hommes ? Quels en seront les acteurs ? Parce que les mêmes causes entrainent les mêmes effets …nous disons qu’il y avait des hommes qui conduisaient la politique de la nation,  qui ont fait constaté des excédents budgétaires au  pays, et par la suite les mêmes disent que le pays est encore en récession ». Par ailleurs, pour garantir l’efficacité  du programme avec le FMI qui s’articule autours de 48 mesures, la COPAR propose le renforcement des pouvoirs pour le Premier Ministre Chef du gouvernement « pour qu’il soit comptable de l’action de l’entité qu’il dirige ».

A propos du processus de paix dans le département du Pool  

L’orateur a noté des faiblesses dans la réhabilitation des structures de santé et des écoles. Celui qui présente la COPAR comme une entité ayant été en première ligne dans le processus de pacification du Pool appelle les deux parties signataires de l’accord de paix de Kinkala a tenir leurs engagements : « …le gouvernement s’est engagé à faire un certain nombre de choses et la rébellion également avait décidé de rendre les armes et à mettre fin au conflit. Nous exhortons les parties  à mettre totalement en œuvre tout ce qui est contenu dans l’accord, parce que nous ne voulons pas qu’il y est tel ou tel  alibi pour que cette situation se reproduise de nouveau (…) nous constatons que la paix est encore fragile et il  faudrait la consolider ».

Autre sujet abordé, la main tendue de Pascal TSATY MABIALA, le Chef  constitutionnelle de l’opposition congolaise  pour l’unité de l’opposition. On enregistre  aujourd’hui plusieurs  franges de l’opposition au Congo. La COPAR se dit d’accord pour ce projet mais il y a des conditions : « Nous sommes d’accord mais il faut un agenda ! Il faut une méthodologie. Il n’a dit comment cela va se faire ! La COPAR est d’accord pour l’unité de l’opposition mais il revient au Chef de l’opposition de créer les conditions. Mais ces conditions ne peuvent pas être créées lorsque le Chef de l’opposition distribue les diplômes d’opposant. Ce n’est pas sa mission ».

La gouvernance électorale

Les conclusions  du dialogue de Sibiti (Capitale du département de la Lékoumou au sud du Congo) dans le volet gouvernance électorale n’ont pas connu une mise en application totale, a fait constaté Chris WALEMBAUD, qui du reste assume les fonctions étatiques  de Commissaire chargé de la gouvernance électorale. Les participants à ce dialogue, a-t-il rappelé, avaient acté 14 recommandations. Seulement, a souligné le conférencier, la biométrie n’a pas été mise en œuvre, ainsi que le découpage électoral et le plafonnement des dépenses pendant les campagnes électorales.

Photo : Les présidents des partis membres de la COPAR lors de la conférence de presse Chris WALEMBAUD, troisième a partir de la droite (Crédit Groupe Congo Médias)




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