CONGO/MEDIAS : LA CARTE DE PRESSE ENFIN CONCRETE ET DISPONIBLE

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Les professionnels des medias présents le jeudi 17 janvier 2019 dans un grand hôtel de Brazzaville où se déroulait à la cérémonie de vœux à la presse offerte par le président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication ( CSLC) , Philippe MVOUO, ont pu voir et toucher la carte de presse tant attendue et dont ils seront détenteurs puisque huit journalistes émérites du Congo ont reçu à titre honoraire ce document . En 2019, a dit le président du Conseil, la régulation, l’autorégulation et la corégulation afficheront une nouvelle donne dans les relations entre le Conseil et les organes médiatiques, les professionnels de la communication, les associations des professionnels, les médias entre eux, les journalistes et la plateforme des associations de journalistes qui va bientôt voir le jour.

Lors de son adresse aux professionnels des médias, Philippe MVOUO a largement parlé de la carte de presse : «  La carte de presse est une réalité concrète, palpable. Le Conseil, malgré une vaste campagne menée à Brazzaville et à Pointe noire n’a enregistré aucun dossier de demande d’attribution de la carte de presse. Cette attitude reprochable et blâmable parce que de total déni de la profession de journaliste, est encouragée par les promoteurs et les dirigeants des médias qui n’ont fait d’effort qu’à entretenir l’anonymat de leurs journalistes. D’où la tendance au mercenariat et/ou à la prédation journalistique. Avec la carte de presse, c’est la discipline qui s’instaure, c’est la protection et la sécurité du journaliste qui sont garanties ».

Parlant de la pratique professionnelle au cours de l’année 2018, le Président du CSLC a dressé un bilan plutôt mitigé : «  La pratique journalistique n’a pas connu d’amélioration remarquable. Si au niveau de l’audiovisuel Vox TV, DRTV et TOP TV se sont bien illustrés par certaines innovations, au niveau de l’ensemble de la presse écrite il y a encore du chemin à faire. Il faut encore bien chauffer le fer pour mieux le battre. Cependant, les Dépêches de Brazzaville et La Semaine Africaine tiennent toujours le haut du pavé, par la qualité de l’architecturation des articles et le traitement de l’information. Deux journaux naguère satiriques ont migré vers l’investigation. Il s’agit du Troubadour et de Polélé-Polélé ».

Par ailleurs, Philippe MVOUO qui n’a pas évoqué de façon spécifique les médias en ligne qui pourtant s’offrent une place dans l’environnement médiatique du pays ainsi qu’une organisation progressive avec la création du Collectif des Médias en ligne du Congo, a noté que les domaines de la publicité et de l’imprimerie ne font toujours pas l’objet d’une réelle prise en compte dans les missions du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication.

Aussi, le régulateur congolais voit-il en 2019 l’année de nouveaux espoirs qui auront pour fondements la mise en ouvre des recommandations et résolution des Assises de la presse tenues à Brazzaville au mois d’octobre 2018 : «  C’est l’occasion d’interpeller le Comité de suivi des conclusions de ce forum. L’acte formel qui consacre la légitimité de ce comité étant signé, je voudrai compter sur leur dynamisme pour suivre auprès des structures étatiques attitrées l’application de ces recommandations. En toute évidence, le Conseil reste disposé à les soutenir dans leurs mission non moins délicate ».

Photo 1 : Philippe MVOUO remettant la carte de presse aux journalistes émérites (Crédit Groupe Congo Médias)

Photo 2 : Une vue de participants, les professionnels de la communication (Crédit Groupe Congo Médias).

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