CONGO/FMI : L’ACCORD FERA LEVER AU MOINS 780 MILLIARDS DE FRANCS CFA RASSURE LE PREMIER MINISTRE

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Une semaine après l’annonce de la signature de l’accord entre la république du Congo et le Fond Monétaire International, le Premier ministre du Congo Brazzaville Clément MOUAMBA a animé une conférence de presse le 18 juillet 2019 à Brazzaville. Deux heures pour expliquer le contenu,  le bien fondé, et les retombées attendues de cet accord. Grace à cet accord qui rend au Congo sa crédibilité selon les mots de l’orateur, le pays pourra lever auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux pas moins de 780 milliards de francs,  inclus les 448 millions de dollars du FMI. Le  Premier ministre qui n’exclut pas d’atteindre un pic de 1000 milliards.  

Même si l’accord n’est pas une panacée en soi, a reconnu le Chef du gouvernement congolais, il constitue  « une décision raisonnable politiquement, économiquement, socialement et psychologiquement ». Avant d’afficher un optimisme inébranlable : «  Nous sommes convaincus que sa mise en œuvre permettra dans les prochaines années de retrouver une économie forte  et des finances publiques solides, au bénéfice de l’ensemble de la population », s’est exprimé le Premier ministre. 448 millions de dollars en trois ans pour ce programme qui va contribuer à l’assainissement des finances publiques et à la maitrise des dépenses sans avoir, a insisté le Premier ministre, des répercussions sociales comme par exemple l’arrêt des avancements des agents de l’Etat, a-t-on appris . Clément MOUAMBA s’est ailleurs exprimé sur ce qu’il appelle le plus dure qui reste à faire. Il s’agit de  la mise en œuvre des 48 mesures contenues dans l’accord. «  Le gouvernement est totalement engagé pour la réussite du programme » , rassure –t-il. Signalons que tous les six mois, le  FMI fera une revue de la mise en ouvre de l’accord et la première est attendue pour le mois de décembre de l’année en cours.

C’est une dette à taux zéro que le Congo contracte auprès du FMI. Grace à l’accord ,  ce sont des verrous qui ont sauté :  « Au total,  en comptant aussi l’aide qui sera apportée par nos partenaires bilatéraux  dont la France, ce sont plus de 780 milliards de FCFA annoncés (BAD 262 milliards, FMI 259 milliards, Banque mondiale 171 milliards, France 89 milliards) qui seront versés au Congo dans les trois années qui viennent ».

Pour le remboursement de celle-ci, le Premier Ministre a dit « qu’il se fera dans les délais convenus ». Il a en outre martelé sur la nécessité de développer le secteur hors pétrole. Le secteur forestier, celui des mines avec l’idée que les sociétés qui font de  la recherche devraient passer à la phase de l’exploitation, et l’élargissement de la base fiscale dans le domaine du foncier par exemple, ont été cité par Clément MOUAMBA comme des  pistes.

Comment  affecter  les ressources ?

Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que le programme met un accent sur le social et le secteur productif. A propos de  l’affectation des ressources, il a dit : « …nous avons tout ce qui est transferts sociaux  comme le programme Lisungi (Ndlr : C’est un programme qui assure des transferts de fonds aux ménages  les plus pauvres dans le pays). Il faut investir dans les programme surtout productif notamment là ou il y a la diversification de l’économie(…). La première tranche de 25 milliards va aller dans les secteurs sociaux prioritairement. On va soutenir le secteur de la santé. Dans l’enseignement nous avons repéré un accord. Pour la première fois le FMI  appui énormément sur  les dépenses d’ordre social ».

L’accord d’abord puis la perche aux partenaires privés

Le gouvernement a souhaité d’abord signer l’accord avec le FMI, avant d’engager des discussions avec des partenaires privés : «  Il y aura des partenaires qui vont se déterminer, qui étaient frileux et qui sont  prêts à venir investir chez nous  avec des montants précis », a rassuré Clément MOUAMBA.

Notons que le Congo accuse, a reconnu le Premier ministre, « des déficits importants. Tous les secteurs d’une économie qui marche sont dégradés. Le volet des balances de paiement, le volet des finances publiques, l’important volet de l’emploi (…) l’accord n’est pas une panacée, il y a des conditions,  mais c’est le moindre mal. L’accord ne règle pas tous les problèmes mais je considère que nous somme sur la bonne voie. C’est la bonne décision la plus équilibrée, la plus raisonnable, la plus responsable ».

Photo : Le Premier Ministre lors de la conférence de presse (Crédit Service presse Primature).

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