CONGO/FAO : A L’HEURE DU RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ORGANISATIONS PAYSANNES ET DES ONG.

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C’est un atelier d’un jour organisé le mardi 26 mars 2019 dans la toute nouvelle salle de conférence de la Représentation de la FAO au Congo à Brazzaville, qui a été consacré à la validation de  la stratégie nationale de renforcement des capacités des organisations paysannes du Congo. Ces organisations font en effet face, dans leur fonctionnement, à de nombreuses difficultés en interne, ainsi qu’à moult contraintes.

L’élaboration de cette stratégie n’est autre que la mission assignée au projet TCP/PRC/3602 piloté par l’Organisation de Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et le gouvernement du Congo. La proposition  de stratégie élaborée par l’équipe de coordination du projet que coordonne madame Jeanine DIBA, est le résultat d’un travail de terrain qui a conduit l’équipe dans les départements du pays pour la collecte des données.

Les capacités  des organisations paysannes (OP) et des organisations de la société civile (OSC) renforcés pourraient être un élément déterminant dans les  réponses  à apporter aux contraintes de celles-ci , énumérées par Suze Percy FILIPINNI, Représentante de la FAO au Congo dans son adresse lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier : « Outre les contraintes juridiques, le rapport a également montré plusieurs défis des OP à savoir : le manque de formation des responsables, les problèmes liés au foncier en termes d’accès à la terre, l’insuffisance d’appui technique et de financement, la multiplicité des taxes non réglementées lors de l’évacuation des produits agricoles vers les grands centres consommation ».

Concernant les contraintes  des OSC  Suze Percy FILIPINNI a épinglé  les suivantes :               «  l’irrégularité et/ou le mauvais fonctionnement des organes de direction, la concentration des pouvoirs d’orientation et d’exécution entre les mains des individus, la faiblesse dans les stratégies de développement des partenariats et de réseautage, la pratique des méthodes d’encadrement directives et non participatives, la forte tendance à la rétention de l’information, l’attitude dictatoriale de certains responsables dans la manière de diriger l’organisation, le manque de formation sur le rôle, la vision, la mission d’une OSC ».

Pour sa part, parlant de  cette stratégie, Henri DJOMBO, ministre d’Etat, ministre de l’agriculture a indiqué que « la stratégie  dont vous  êtes  invités à examiner la pertinence va servir  de tremplin pour nous aider à vous aider. De ce fait, je la souhaite la plus inclusive possible, de façon à établir  des passerelles entre les différents maillons de la chaine d’intervention, notamment la recherche et la vulgarisation agricoles, l’accès aux marchés, la prise en compte des droits des communautés locales, etc ».

Il est à noter que les participants à cet atelier ont été repartis dans des groupes de travail avec pour thématiques  les suivantes : Cadre de concertation – Coordination et Arrangement institutionnel des Producteurs ; Formations méthodologiques et techniques – spécifiques (séquentielles, en cascades, décentralisées) pour les OP et les OSC ; Mise en réseau et Développement des chaînes de valeur ; Rôle primordial de l’Etat et mobilisation des ressources.

Soulignons enfin que la stratégie nationale de renforcement des capacités des OP et des OSC du Congo  a été  validée en même temps  le plan d’actions y relatif.

Photo 1 : Une vue des participants dans la salle pendant  les travaux (Crédit FAO Communication / Christian)




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