CONGO/EMPLOI: DES EFFORTS SERONT FAITS POUR PROCEDER A QUELQUES RECRUTEMENTS CIBLES

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Le Premier ministre chef du gouvernement a évoqué face aux Sénateurs la possibilité pour le gouvernement, tenant compte de l’orientation budgétaire, de procéder à quelques recrutements pour faire face au problème du déficit criard constaté, entre autres, dans les secteurs de l’enseignement et de la santé. Cette annonce a été faite lors  du débat d’orientation budgétaire tenu le lundi 12 août 2019 au cours duquel le gouvernement a échangé avec les Sénateurs autour du cadre à moyen terme 2020-2022  et le rapport d’exécution du budget au 31 mars 2019.

Organisé sur la base des informations de la documentation budgétaire mise  à la disposition du parlement, notamment, le cadre budgétaire à moyen terme 2020-2022 et le rapport d’exécution du budget au 31 mars 2019, ce débat d’orientation budgétaire qui précède les discussions budgétaires de la loi de finances de l’année 2020 a permis d’informer les Sénateurs sur les orientations budgétaires qui préfigurent les priorités qui seront inscrites dans le budget 2020. Cette occasion de discussion a ainsi   suscité plusieurs préoccupations  des vénérables sénateurs au nombre desquelles figurent les questions de déficit en personnel qui gangrènent des secteurs clés comme l’enseignement et la santé, qui nécessitent à l’Etat de procéder au recrutement pour réduire ce manquement.

Secteurs dans lesquels d’énormes besoins s’imposent au Congo avec les départs à la retraite, le recrutement du personnel dans les secteurs clés qui devrait être l’une  des priorités du gouvernement est rendu difficile par la situation économique que vit le pays, ce malgré la conclusion d’un programme au titre de la facilité élargie avec le Fonds monétaire international, en juillet dernier.

Conscient de l’importance de cette problématique le gouvernement a souligné la nécessité de fournir des efforts pour opérer, dans la  mesure du possible, quelques des recrutements  dans ces secteurs, ce en respectant l’objectif de l’équilibre budgétaire global.

« Nous allons comme même prendre des dispositions pour essayer de faire quelques recrutements bien ciblés surtout en faveur du secteur de l’enseignement,  de la santé et bien d’autres. Il faudra qu’on s’organise pour faire les quelques recrutements prévus. Le déficit restera  encore  là un moment parce qu’il faut aller progressivement », a indiqué Clément MOUAMBA, Premier ministre  chef du gouvernement.

Ce message  souligne l’impossibilité de combler d’un trait ce déficit et laisse comprendre que le budget 2020 ne pourrait absorber tous d’un trait sans qu’il n’explose. Cette indice montre  prouve à suffisance la complexité de la situation à laquelle fait face le gouvernement partagé entre l’envie de comblé ce déficit par des  recrutements et sa volonté manifeste de respecter l’équilibre budgétaire qu’il doit tenir pour être dans la droite ligne du redressement macro-économique du pays.

Ce débat d’orientation budgétaire qui avait pour objectif d’informer les sénateurs sur l’orientation budgétaire 2020 a suscité un certain nombre de recommandations tant du côté de la commission économie et finances que des sénateurs dans l’ensemble. Ces  recommandations auxquelles le gouvernement a pris acte ont été orientées vers plusieurs problèmes  selon les secteurs.

Le manque de ressource humaine qualifiée en République du Congo et le recours par les entreprises installées au pays à la main d’œuvre qualifiée d’origine étrangère qui accentue le chômage des jeunes congolais  qui voient l’accès aux portes de l’emploi, dans le privé se réduire a conduit à la commission économie et finances du sénat à formuler des pertinentes  recommandations à l’endroit du gouvernement. Il s’agit, entre autres, de « …créer une école supérieure de formation des enseignants du secteur technique et professionnel ; organiser des séminaires de formation  pédagogique l’enseignement technique et professionnel ; faire évoluer la formation professionnelle vers les nouveaux métiers dans les secteurs des industries extractives, des forêts et services ».

En rapport avec le secteur pétrolier, la commission a recommandé au gouvernement de « convenir avec les opérateurs pétroliers la domiciliation dans un compte séquestre à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) les provisions pour abandon et réhabilitation du site dès le début de la production; convenir avec les opérateurs pétroliers de domicilier l’intégralité des fonds relatifs à la réalisation des travaux pétroliers dans les banques locales congolaises ou dans les banques étrangères de droit congolais», a énuméré le rapporter de la commission.  

Le document de cadrage à moyen terme qui énonce les projets de budget dans une perspective triennale fixe les contraintes budgétaires. L’évolution des principaux indicateurs et paramètres macro-économiques du Congo se caractérisent, entre autres, par une croissance économique relative après deux années de récession, avec une évolution allant de  -2,8% en 2016,  3,1% en 2017,  1,2% en 2018 pour atteindre  5% attendu en 2019 ; un taux d’inflation qui demeure en deçà de la norme communautaire de 3% : son évolution est de 0,4% en 2017, 1,2% en 2018 et 1,5% est prévu pour 2019.

Ceci demande à consentir plus d’efforts pour que le pays retrouve une meilleure situation lui permettant de prendre à bras le corps la question du chômage des jeunes congolais.

Photo : Vue des  membres du gouvernement et des   sénateurs dans la salle

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