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Santé

CONGO/COVID-19 : BRAZZAVILLE ET POINTE-NOIRE SOUS L’OMBRE D’UN RE-CONFINEMENT 

L’évolution négative de la situation épidémiologique au Congo a conduit  les membres de la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus, Covid-19 à faire une série de recommandations au gouvernement de la République. Tenue le vendredi 24 juillet 2020, la 7ème réunion de la coordination a fait des recommandations particulières allant jusqu’à ramener le couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire. La recommandation qui annonce les couleurs d’un probable ré-confinement de la population de ces deux principales villes du pays devenues foyers de la maladie est justifiée par l’augmentation des cas testés positifs. La situation que la coordination qualifie comme la conséquence d’un relâchement des mesures préventives constaté pourrait  aussi être due à la réouverture peu  encadrée  des bars et marchés domaniaux  où la promiscuité semble inévitable.

Réuni en Visio conférence  sous l’autorité du Président de la République  Dénis SASSOU NGUESSO, les membres de la coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 a recommandé la mise en œuvre de nouvelles mesures au gouvernement en vue de faire face à la situation sanitaire préoccupante que vit le Congo depuis  la déclaration du premier cas testé positif en mars dernier.

Dans ses recommandations, la coordination  invite le gouvernement à maintenir certaines mesures et d’en prendre de  nouvelles.  Il s’agit de : « La prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour une nouvelle période de vingt (20) jours, à compter du 30 juillet 2020 ; la prorogation du couvre-feu sur l’ensemble du territoire national, à l’exception de Brazzaville et Pointe-Noire, de 22 heures à 5 heures du matin ; l’interdiction de rassemblements de plus de cinquante (50) personnes dans les lieux publics et privés, à l’exception des marchés domaniaux et de la participation à une activité autorisée dans le cadre du déconfinement ; la célébration, dans l’intimité, de tous les événements familiaux, dans le respect de toutes les mesures de prévention,… », énumère le compte rendu de la réunion, lu par Thierry MOUNGALLA, Ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement.

Les villes de Brazzaville et Pointe-Noire qui se taillent la triste part du lion sur les 3038 cas testés positifs à la Covid-19 que compte le Congo se voient imposer des mesures particulières, outre l’application de toutes les mesures susmentionnées, et pour lutter contre le relâchement constaté.  Pour ces villes dans  lesquelles  la coordination insiste pour dire que : « La maladie est installée à Brazzaville et à Pointe-Noire, où elle se développe ; elle se développe même à un rythme aujourd’hui accéléré à Brazzaville », les  recommandations faites sont : « Le couvre-feu sur l’ensemble de ces deux villes, est ramené à 20 heures, jusqu’à 5 heures du matin ; la fermeture des marchés domaniaux les mercredis, vendredis et dimanches ».

Le Ministre de la Communication et des médias porte-parole du gouvernement

Ces recommandations sonnent comme une étape qui prépare les conditions  d’un retour progressif vers le ré-confinement de la population dans les villes capitales du Congo. Le probable retour du calvaire vécu pendant le confinement laisse perplexe certains qui pensent que la vie serait plus difficile que lors de la première phase du confinement au regard des difficultés auxquelles la population se trouve confrontée. Pour certains, prier que le ré-confinement redouté n’arrive pas reste la dernière solution.

Le gouvernement tout aussi responsable du relâchement des mesures que la population !

La mise œuvre  de certaines mesures prises par le gouvernement dans le cadre du deuxième palier du déconfinement progressif est défavorable au renforcement des mesures préventives contre la propagation de la pandémie à coronavirus dans le pays. La réouverture des églises et surtout des bars non encadrée semble l’avoir  été trop tôt et   favorise en grande partie ce relâchement. Dans certains bars, il n’est pas rare de voir les amoureux de la bière les uns coincés aux autres, autour d’une petite table, au mépris du respect de la mesures de distanciation physique et de celle du port du masque même quand les plus bavards s’adressent à leurs commensales.

Une consommation de boisson dans un bar soumise à plusieurs mesures pratiques que les tenanciers de ces établissements devraient veiller au strict respect comme cela est le cas dans les bus de transports en commun serait plus profitable. N’étant pas soumis à la désinfection des lieux malgré le fait que plusieurs personnes, dont on ignore l’état de santé,  viennent, s’installent, consomment et partent jour après jour, les bars représentent l’un des lieux favorables à la propagation du virus. Le gouvernement devrait penser à revoir ce cas pour mieux encadrer cette activité s’il ne peut envisager sa fermeture temporaire.

A cela, il faut ajouter la mesure relative à la célébration, dans l’intimité, de tous les événements familiaux, dans le respect de toutes les mesures de prévention ainsi que celle interdisant des rencontres de sport collectif et des spectacles, deux autres mesures foulées au pied  par la population au su et au vu de tous.

Le laxisme des autorités dans l’encadrement du transport en commun

L’encadrement du transport en commun à Brazzaville et Pointe-Noire frustre les  particuliers qui exercent cette activité ainsi que la population qui est le consommateur final. Malgré la situation particulière de double crise sanitaire et financière à laquelle les Congolais sont  confrontés ils se voient soumis aux phénomènes de demi-terrain et d’augmentation des prix du bus, ce dans le silence absolu du gouvernement.

Les quotas de personnes à transporter à  bord des moyens de transport en commun définis par le gouvernement ne  sont observés que par les bus tenus par des particuliers. Les bus de la société de transport public urbain (STPU) censés montrer le bon exemple brillent par le désordre. Ces derniers embarquent plus de personnes que prévu sans courir le moindre risque de sanctions comme si le virus n’existait dans le pays.

Ces comportements frustrent  certains tenanciers des bus privés qui  jugent inadmissible que les forces de l’ordre chargées de veiller au respect des mesures édictées par le gouvernement ferment les yeux face à ces agissements peu profitables pour le pays. Deux poids deux mesures renforcé par le fait que la disposition des sièges dans ces bus dits « Mal à l’aise » ne garantit aucune distanciation physique souhaitée tandis que dans les coasters où la possibilité de maintenir un écart acceptable, même avec trois personnes par rangée, il n’a été autorisé que deux personnes par rangée.  La  meilleure lutte contre la propagation du virus passe aussi par un meilleur encadrement de ce secteur.

Le point sur la prorogation de l’état d’urgence sanitaire recommandée au cours de la réunion de la coordination a été examiné  et adopté au cours du conseil des ministres tenu le même vendredi 24 et sera transmis au deux chambres du parlement pour adoption. Les autres recommandations faites par ladite coordination devront faire l’objet d’une communication annonçant leur mise en œuvre si elles sont retenues.

Photo1 : Le Premier Ministre lors d’une descente au marché total, à Bacongo

Photo 2Le porte-parole du gouvernement lors de la lecture du compte rendu.

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