CONGO/ VIRUS EBOLA : UN ATELIER DE CONSULTATION POUR MIEUX SURVEILLER, PREVENIR ET RIPOSTER CONTRE LA MALADIE.

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Mettre en œuvre des  stratégies censées faciliter la détection précoce et l’endiguement rapide de la maladie à virus Ebola pour  remédier aux dysfonctionnements constatés dans la surveillance de cette pathologie en République du Congo et dans la sous-région, tel est l’objectif affiché par les participants à l’atelier de consultation sur la surveillance du virus Ebola chez les animaux ouvert le mardi 02 Octobre 2018 à Brazzaville. Organisé par le Ministère de l’Agriculture,  de l’Elevage et de la Pèche et le Ministère de l’Economie Forestière en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE), cet atelier vise à renforcer le leadership des services de santé animale dans le cadre de l’approche multisectorielle, afin de mieux tacler cette maladie à la source et réduire le risque d’apparition des cas humains.

C’est dans le but d’améliorer le niveau de préparation et les capacités de riposte des services de santé animale du Congo que cet atelier de deux jours a été initié. ce cadre de rencontre et d’échange entre les Vétérinaires, les Médecins, les Pharmaciens, les Chercheurs, les Sociologues, et les spécialistes  de la question de la surveillance du virus Ebola permettra aux participants de trouver des stratégies adaptées pouvant faciliter d’une part la détection précoce et l’endiguement rapide de la maladie à virus Ebola, le long du corridor fluvial Congo/Oubangui et ses affluents et promouvoir d’autre part l’efficacité de l’aide, la modernisation  l’innovation, la recherche et la sécurité au niveau des services d’appui de la lutte contre les épidémies de cette maladie à virus Ebola et autres urgences. Ces stratégies permettront de remédier aux multiples dysfonctionnements constatés et contribuer efficacement à la préparation contre cette maladie et les autres maladies zoonotiques émergentes selon l’approche « une seule santé ». Cette approche promue par la tripartites OMS –FOA- OIE qui permet de mettre en corrélation les actions des ministères en charge de la santé publique, animale, environnementale et de la faune sauvage « … devrait être le socle sur lequel se bâtirait toute stratégie de lutte contre les maladies zoonotiques dans  notre pays », a déclaré Henri DJOMBO.

Le succès de la lutte contre cette maladie  qui ne peut être  mieux garanti  qu’en attaquant la maladie à sa source. Pour Kora Brice LAFIA, Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale « Cibler le risque à la source chez les populations animales constitue une stratégie vitale pour préserver la planète des risques liés zoonoses-émergentes aux zoonoses négligées et à la résistance aux agents antimicrobiens.»

Dans son allocution Suze Percy Filippini, Représentante de la FAO au Congo a souligné l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités des systèmes de santé animale, notamment la capacité de surveillance de l’interface homme-animal-écosystème. Une surveillance qui exige des compétences, dans les domaines de l’épidémiologie humaine et animale y compris la faune sauvage, des laboratoires des sciences humaines et de l’écologie.

Du 02 au 03 octobre 2018, les participants à cet atelier vont aborder plusieurs points parmi lesquels procéder à une cartographie des partenaires et de leurs activités sur la surveillance du virus Ebola et des frievres hémorragiques; présenter les résultats disponibles et s’accorder sur les modalités d’utilisation par les services vétérinaires et la faune sauvage, des informations disponibles en ligne avec la santé humaine; discuter des priorités, des approches et des partenariats techniques nécessaires en vue du renforcement des  capacités nationales; s’accorder sur les modalités de l’implication effective et des services vétérinaires et des services de la faune sauvage dans la surveillance du virus Ebola et des autres maladies émergentes.

Pour remporter ce combat salutaire les services vétérinaires doivent être capables de « prévenir, contrôler et riposter de manière durable face aux agents pathogènes des maladies zoonotiques infectieuses émergentes en intervenant à la source »,  a renchéri Kora Brice LAFIA

Cet atelier axe aussi son attention sur la sensibilisation des populations sur les risques en courus par ceux qui s’hasardent  à ramasser, les animaux trouvés morts. C’est ainsi, au cours des échanges avec la presse, le Docteur Etienne MOKONDJIMOBE a déconseillé aux populations de toucher a tout animal trouvé mort  et dont on ignore la cause de sa mort car si l’animal est mort à cause du virus Ebola, la personne qui le touche sera contaminée et pourra répandre le virus à toute une famille, voire une communauté. Aussi, va-t-il poursuivi, un guide de conduite est en cours d’élaboration et sera mis à la disposition de tous.

L’importance de la question devrait amener les autorités compétentes à promouvoir les initiatives  de vaccination des chiens contre la rage comme cela a  été organisé à Dolisie la semaine dernière.

Photo1 : Le présidium lors de la cérémonie d’ouverture

Photo2 : les panelistes lors des échanges avec la presse.

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