CONGO : LA VALORISATION DES RESSOURCES EN EAU AU MENU DE L’ATELIER DE VALIDATION DU SCHEMA DIRECTEUR

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Restituer puis valider le rapport général du projet TCP/PRC/3604 élaboré par les experts en vue de valider le document final du schéma directeur, tel est le sens à donner à l’atelier de restitution et validation du schéma directeur sur la valorisation intégrée des ressources en eau pour l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture lancé le mercredi 12 juin2019 à Brazzaville. Organisé par le Ministère  en charge de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation(FAO), cet atelier de deux jours permettra aux parties prenantes de plancher sur l’examen dudit document.

La tenue de cet atelier à Brazzaville marque une étape importante dans le processus visant à mettre en œuvre plus d’une cinquantaine de projets du schéma directeur. Ces projets permettront d’impulser le développement socio-économique fort et efficient des secteurs de la production agricole et halieutique en vue de réduire la pauvreté, le chômage et créer des richesses durables ainsi que réduire la dépendance alimentaire du Congo aux importations.

Cette rencontre fait suite à la validation en mars 2018 du diagnostic fait sur l’état actuel de la gestion intégrée du facteur eau dans six départements du pays, notamment la Cuvette, les Plateaux, le Pool, le Niari, le Kouilou et la Bouenza, et à l’élaboration des programmes et projets stratégiques retenus par les parties prenantes pour l’établir le plan d’action et de’ financement de ce vaste projet.

Le manque de considération de certains usages de ces ressources et l’absence de valorisation des autres pour l’heure nécessite une attention particulière pour impulser les secteurs agricole et halieutiques sur lesquels le PND 2018-2022  s’appuie pour parvenir à la croissance et la diversification de l’économie nationale.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche,  Henri DJOMBO a souligné l’importance de ces ressources.  « Le potentiel des ressources en eau doit devenir le moteur du développement global de l’agriculture, étant entendu que ces ressources peuvent contribuer pour près de 70% dans l’augmentation de la production agricole ».

Les enjeux du changement climatique auxquels est fortement exposé cette agriculture, qualifiée  de pluviale nécessite de passer à la mise en pratiques des techniques modernes adaptées aux contraintes environnementales actuelles. « La transformation agricole, ambition prônée par le gouvernement, passe nécessairement par l’irrigation et la fertilisation des terres, la mécanisation agricole, la distribution des semences améliorées, la lutte contre les maladies des cultures, l’électrification des bassins de production, la transformation et la commercialisation des produits. Il s’agit là des axes prioritaires de la modernisation de l’agriculture congolaise que nous sommes tenus de réaliser avec le concours des partenaires techniques et financiers du Congo », a énuméré le ministre.

Le document soumis à l’examen des participants ouvre une porte sur « …un  vaste chantier  qui appelle le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et la FAO à poursuivre leurs efforts de collaboration à travers les actions urgentes», a indiqué Suze Percy FILIPPINI, Représentante de la FAO en République du Congo. Il s’agira de la validation du rapport portant sur le schéma directeur par le gouvernement congolais ; l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds autour du portefeuille des 51 notes conceptuelles et de la formulation, sans tarder des projets, comme actions porte-d ‘entrée pour amorcer la mise en œuvre concrète du schéma directeur.

Ce rapport comprend trois axes majeurs, notamment, la mise en valeur des ressources en eau pour le développement intégré et durable de l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture ainsi que le développement des chaines de valeur y relatives ; la mobilisation des ressources en eau, les investissements structurants et services sociaux de base et la gouvernance, gestion intégrée et la capitalisation des ressources en eau.

A noter que le schéma directeur en examen comprend 42 projets intégrés et 9 projets transversaux assortis de notes conceptuelles, rédigées de manière très détaillée et prêtes à la mise en, constituant un portefeuille important d’une enveloppe de plus de 3 mille milliards de Francs CFA.

Photo1 : Présidium de la cérémonie d’ouverture

Photo2 : Vue des participants lors de la cérémonie d’ouverture

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