CONGO : UNE LOI CONTRE LA CORRUPTION SUR LA TABLE DES SENATEURS

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Il s’est tenue le lundi 15 octobre 2018 à Brazzaville, l’ouverture de la quatrième session ordinaire des travaux du Sénat dite budgétaire. L’examen d’un projet de loi relatif à la lutte contre la corruption figure en bonne place  dans  l’ordre du jour de la session. D’autres affaires  à caractère économique et sociale sont aussi concernées. La cérémonie d’ouverture  a été présidée par  Pierre NGOLO, Président du Sénat.

Onze (11) affaires  seront examinées lors des travaux de cette session. Des affaires présentées une semaine plus tôt lors de la conférence des présidents tenue le jeudi 08 octobre 2018 dans la salle des banquets du Palais des Congres, conformément aux dispositions du règlement intérieur du Sénat. Parmi ces affaires on note le projet de loi de finance pour l’année 2019, le projet de loi  autorisant la ratification de l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine, le projet de loi portant création de la haute autorité de lutte contre la corruption.  Aussi, la séance des questions orales au gouvernement  avec débat et des questions d’actualités avec le sénat ont-elles  été inscrites à l’ordre du jour de cette session qui durera plus de deux mois.

Cette session budgétaire s’ouvre dans un contexte marqué par une crise économique dans le pays. Malgré tout, Pierre NGOLO estime qu’il faut positiver  et  travailler : « … il nous faut avoir bonne conscience de ce que la situation actuelle du pays nous contraint a encore bien plus d’effort ainsi de sacrifices. Voilà pourquoi, vénérables sénateurs et chers collaborateurs, nous devons investir davantage d’énergie de sorte à élever l’apport du Sénat dans le processus d’assainissement de notre environnement social, condition sine qua non de la relance effective de notre économie »

Par  ailleurs, le Président du Senat   a plaidé la cause des collectivités locales dont le fonctionnement est jusqu’ici difficile financièrement,  et ce depuis l’exercice budgétaire 2018.  Des difficultés marquées notamment par des arriérées de salaires, la non affectation des crédits de fonctionnement.  C’est ainsi que Pierre NGOLO a indiqué : « Le souci partagé de l’exécutif   et du législatif de promouvoir au Congo un état de droit, souverain, unitaire et indivisible, décentralisé, laïc et démocratique, interpelle tous à se préoccuper du fonctionnement des collectivités locales que l’on ne devrait sacrifier  quelles que soient les circonstances ».

Notons que l’accent  sera  surtout mis tout au long de cette session sur l’examen du projet du budget de l’État 2019. Ici  le Président de la chambre haute du Parlement appelle au sens de responsabilité : « Dans un contexte particulier de crise comme le nôtre, il est un moment de haute responsabilité ne nous autorisant  aucune légèreté ni erreur d’arbitrage ».

Photo : Le Palais des Congrès, siège du Sénat Congolais (Droits réservés)

Cet article a été rédigé avec Neuchatelle  Jura MOUSSOYI  journaliste stagiaire

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