CONGO : UNE HEUREUSE BAISSE DES PRIX DANS LA VILLE DE OUESSO

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Les prix de plusieurs articles connaissent une baisse qui va jusqu’à 50% à la grande joie des Ouessois et Ouessois. C’est une mutation importante pour cette ville plutôt réputée chère.

Article rédigé avec notre correspondante à Ouesso , Marie BELLA

Le  phénomène constaté aujourd’hui à Ouesso  tient à ce que  les commerçants,  de plus en plus,  ont tendance à  l’exploitation de l’axe Ouesso-Brazzaville délaissant ainsi l’axe Cameroun – Ouesso. En effet  ces derniers s’approvisionnent de plus en plus à Brazzaville. Pour quelle raison ? Se demande-t-on. En achetant au Cameroun voisin, la douane transfrontalière  au  niveau de la localité de Ntam à la frontière frappe beaucoup, a-t-on appris, alors qu’en le faisant à Brazzaville, il n’y a pas de douane  à payer.  C’est en tous cas ce que plusieurs commerçants de la ville nous ont laissé entendre.

Quelques illustrations …

Les produits qui sont le plus concernés par la baisse des prix  sont donc de toute évidence ceux  provenant de Brazzaville. A  titre d’illustration, pour être précis,  on peut citer le  ciment dont le prix du sac est passé de  15000 à 4000 francs  CFA ,  livraison incluse. La brouette qui valait 50.000f elle est passé aujourd’hui à 25000f, une chaise en plastique  qui coutait  8000 francs s’achète actuellement à 4500 f . On peut citer aussi  le sac qui sert à faire le marché  qu’on  appelle dans la ville   « keba na douanier »  qui coute aujourd’hui 200f contre 500f  il y a peu.  Il convient par ailleurs  de signaler que l’on assiste de nos jours à l’émergence d’une catégorie de vendeurs ambulants  appelé  payé -payé .  Ces derniers ont la particularité de vendre moins cher.

Les Ouessois sont très contents de cette situation. Quelques-uns abordés par notre rédaction  comme  Paul au port d’Hydro-Congo  espère que grâce à la baisse du prix du ciment  les maisons seront construites en matériaux durables. En gros, le   constat  qui se dégage est que la population en général est très contente dans les marchés. Plusieurs personnes   affirment d’ailleurs  que la ville de Ouesso voit le soleil concernant les prix.

La grise mine des commerçants

Il convient de dire que la  chute des prix n’arrange pas beaucoup de vendeurs. Nous en avons  approché quelques uns qui tiennent des boutiques.  C’est le cas de Fernand FOFANA qui  s’était approvisionné via le Cameroun. Il voit ses affaires battre de l’aile car les bénéfices ont considérablement chuté. Pour  Oumar  qui  lui exploite une boutique sur l’avenue Marien Ngouabi,  la baisse des prix a ouvert la voie à une concurrence et de fait à la mévente.

Photo : Un cliché du marché de Ouesso (Crédit Groupe Congo Médias)




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