CONGO /TRANSPORT : LE PORT AUTONOME D’OYO VA FACILITER LE DEVELOPPEMENT DES ECHANGES COMMERCIAUX

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Le sénat a  adopté le lundi 08 avril 2019 le projet de loi  portant création du port autonome d’Oyo dont l’objectif  visé consiste à donner à ce port créé et inauguré en aout 2017 la forme juridique  qui détermine ses missions et l’organisation de son fonctionnement.

Le projet de loi portant création du port autonome d’Oyo vise à lui doter une personnalité morale, fixer ses missions et son  mode de fonctionnement. Une procédure qui consiste à mettre  un terme à son existence de fait qui le caractérisait depuis son inauguration. « Le port a été créé et il existe mais,  il faut lui donner la forme juridique : pour le moment il existe de fait. Maintenant, il faut passer à la phase juridique qui consiste à fixer juridiquement ses missions et à organiser son fonctionnement », a précisé Fidèle DIMOU, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande.

Construit sur l’Alima, le débarcadère fluvial de la ville d’Oyo vient renforcer et faciliter la mobilité des populations et des biens, ainsi que les échanges commerciaux entre département de la cuvette et d’autres horizons. Il devrait faciliter  l’acheminement des produits vers Brazzaville, les villes de Kinshasa et Kisangani en République Démocratique du  Congo ou vers Bangui en République Centrafricaine. A partir de ce port, la liaison entre le Gabon ainsi que la région sud du Cameroun pourra se faire.

Notons que le port autonome d’Oyo  port est bâtie sur une superficie de de 7250m2  et présente des performances techniques dans le traitement des marchandises. Il dispose d’un quai de 440 mètres linéaires, doté d’une grue en rails de 60 tonnes et d’une grue mobile  de 60 tonnes ainsi que d’un engin pour manutention de conteneurs 40 pieds.

D’une longueur totale de 494 mètres linéaires, le port est composé d’un quai à passagers de 194  mètres linéaires de deux débarcadères, un quai marchandise de 200 mètres linéaires sur 15mètres de large.

Ce port dit autonome ne sera pas directement gérer par l’Etat : il aura son autonomie, avec son personnel, son staff dirigeant. Sa création ne vient nullement handicaper l’existence des précédents  ports de cette partie nord du pays. Il « …intègre les ports de Lekéti et de Bundji. Quant au port de Mossaka, il relève encore du port de Brazzaville. Il est rattaché au port de Brazzaville, mais il faut lui donner sa vocation d’en temps donc,  il faut le réhabiliter et renforcer ses capacités parce qu’il est au confluent de plusieurs cours d’eau qui permettent de desservir les localités de l’intérieur : aucun port ne disparait, tous se complètent », a conclu Fidèle DIMOU.

Les activités de ce port vont apporter une bouffée d’oxygène au port autonome de Brazzaville et ports secondaires. Une manière de soulager la nationale n°2 en état de dégradation à plusieurs endroits, notamment à travers l’évacuation des grumes produites par les  sociétés forestières basées dans la partie du pays.

Photo : Vue du port autonome d’Oyo (Droits réservés)

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