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CONGO/MEDIAS: LE NOUVEAU REGARD ECOPE TROIS MOIS DE SUSPENSION POUR PUBLICATION D’UN ARTICLE DIFFAMATOIRE

Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) a pris une sanction disciplinaire à l’encontre du journal Le Nouveau Regard pour diffamation. Au terme de sa plénière du jeudi 04 juin 2020 le collège des membres du CSLC  a suspendu cet organe de presse écrite pour une durée de trois mois et met le directeur de publication dudit journal à la disposition de l’Union des Professionnels de la Presse du Congo (UPPC) pour un stage d’imprégnation des notions de la profession du journaliste.

La décision qui a pris effet le même  jeudi 4 juin, comme le précise l’article 3 de la délibération, suspend Le Nouveau Regard pour une durée trois mois. Journal hebdomadaire basé à Brazzaville, en république du Congo, le Nouveau Regard a été  sanctionné par le régulateur  pour avoir publié un article qualifié de diffamatoire à l’égard du Colonel Gervais AKOUANGUE, Commandant de la garde républicaine.

En effet, le rapport de la Commission administrative et juridique, chargée de déontologie et de l’éthique ayant auditionné le directeur de publication de ce journal relève que : « …dans sa parution N°245 du 11 mai 2020 en page 4 publié sous le titre ”  Les suspicions d’un coup d’Etat persistent-elles. Le Colonel Gervais AKOUANGUE, Commandant de la garde républicaine a été évincé “, le journal n’a apporté aucune preuve de ses allégations ».

Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, considérant que le directeur de publication du journal le Nouveau Regard a présenté ses excuses au Commandant de la garde républicaine dans la publication suivante ; considérant qu’au cours de l’audition, ledit  directeur a révélé sa responsabilité en déclarant « qu’il avait été induis en erreur par sa source » ; considérant que l’article incriminé fait entorse à la loi organique n°4-2003 en son article 6 fixant les missions du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication ; considérant que ledit article est diffamatoire et tombe sous le coup de la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté de l’information et de la presse à travers son article 195 ; considérant que l’article publié par le journal le Nouveau Regard comporte des atteintes graves au code d’éthique et de déontologie des professionnels de l’information et de la communication issu des assises de la presse congolaise tenues à Brazzaville en octobre 2018, notamment aux articles 1, 2, 21 et 26, la plénière du collège des membres du Conseil après en avoir délibéré, a adopté une délibération conforment aux dispositions fixant les sanctions des violations des normes, dont la teneur en trois articles précise que : « …le journal le nouveau regard est suspendu pour une durée de 3 mois pour diffamation… ».

Un renvoi à l’école pour le Directeur de publication

Dans son article 2, la délibération du collège des membres  du conseil « … met le Directeur de publication à la disposition de l’Union des professionnels de la presse du Congo (UPPC), association d’autorégulation pour un stage d’imprégnation des notions de la profession du journaliste ». Par cette mise à disposition du directeur de publication du Nouveau Regard, le Conseil espère voir un changement positif pour ce journal à qui il souvent des fautes professionnelles dans ses publications.

LIRE AUSSICONGO/LIBERTÉ DE LA PRESSE: LE CONSEIL RECOMMANDE UNE  RÉHABILITATION SANS DÉLAI DU JOURNALISTE ROCIL OTOUNA

Par ailleurs, le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication a rendu public une délibération condamnant l’agression physique de Whitney RISSI MOUDIONGUI BISSAKA, journaliste animatrice des programmes à la télévision nationale congolaise en qualité de collaboratrice externe. Après son agression le 25 mars 2020 au CNRTV par les agents de la garde, la  journaliste victime avait  en dehors de sa requête au Conseil Supérieur de la Liberté de Communication,  porté plainte à la garnison militaire et ladite plainte est en cours d’instruction.

A noter que dans son mot de clôture, Philippe MVOUO, Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication a fait une mise au point en réaction à la réaction par écrit du ministre en charge de la communication suite à la délibération du Conseil sur l’affaire  Rocil OTOUNA. Une mise au point sans langue de bois au cours de laquelle le régulateur des médias a dénoncé des pratiques tendant à tirer le pays vers le bas, dans le domaine de la communication et des médias. Une réponse forte, à lire dans notre prochain article, qui semble montrer l’existence des tensions entre les deux institutions qui sont pourtant appelées  à travailler en synergie pour donner un nouvel air à la presse congolaise.

Photo 1: Le Collège des membres du CSLC lors de la délibération

Photo 2 : Le Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication

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