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PRESIDENTIELLE 2021

CONGO/PRÉSIDENTIELLE: MICHEL MBOUSSI NGOUARI RETIRÉ DE LA COURSE POUR DOSSIER INCOMPLET

La Cour constitutionnelle n’a retenu que sept candidatures sur les huit reçues par la Direction générale des affaires électorales (DGAE).Lors de son audience du 17 février 2021 consacrée à l’examen des dossiers de candidature pour la présidentielle de mars prochain, la cour constitutionnelle a invalidé la candidature de Michel MBOUSSI NGOUARI au motif qu’il n’a pas fourni le certificat médical et la déclaration de moralité fiscale dans son dossier.

Ils ne sont plus que sept (7) candidats en lice pour le scrutin présidentiel du 17 et 21 mars prochain. L’invalidation par la cour constitutionnelle de la candidature de Michel MBOUSSI NGOUARI, Président du parti MNLC et candidat à l’élection présidentielle de 2016 sous le label de la COPAR, une coalition de l’opposition du centre. 

L’institution que préside Auguste ILOKI a justifié le rejet du dossier du député de la circonscription unique de Mouyondzi (département de la Bouenza au sud du pays) par l’absence de deux pièces indispensables et certaines incohérences constatées dans son dossier. Il s’agit principalement du certificat médical et la déclaration de moralité fiscale qui manquent. A cela s’ajoute l’incohérence entre la signature apposée au bas de sa déclaration de candidature et le spécimen de celle produite au dossier.

Prennent donc le départ ce cette course pour le poste de président de la république  Denis SASSOU N’GUESSO (président en exercice) ; Anguios NGANGUIA-ENGAMBE ; Joseph KIGNOUMBI KIA-MBOUNGOU ; Guy Brice Parfait KOLELAS ; Mathias DZON ; Albert ONIANGUE et Dave Uphrem MAFOULA, le plus jeune des candidats.

Les grands absents à la présidentielle

L’élection présidentielle que le Congo se prépare à organiser connait un peu moins d’engouement en termes de participation que la précédente. Moins de candidats se sont lancés dans cette course contrairement à celle de 2016 (neuf candidats) qui était  marquée par une forte participation de l’opposition.

Pour cette année, de nombreux leaders et plateformes politiques de l’opposition ont refusé de prendre part à ce scrutin. Ces derniers justifient ce refus par le fait que les conditions d’organisation d’une élection crédible, transparente et apaisée « ne sont pas réunies non réunies » à l’heure actuelle.

L’engouement qui a caractérisé la concertation politique de Madingou tenue du 25 au 27 novembre 2020 dans le département de la Bouenza, à laquelle la plupart des figures de l’opposition congolaise ont pris part,  a laissé croire que le scénario de 2016, où le candidat du parti au pouvoir était face à plusieurs candidats de l’opposition, pouvait se reproduire en 2021. 

Beaucoup sont les caciques de cette opposition qui se sont abstenus de participer à la présidentielle des 17 et 21 mars prochain en pointant du doigt la mauvaise organisation du scrutin et la non prise en compte de nombreuses  recommandations issues des différentes concertations politiques initiées dans le but d’améliorer la gouvernance électorale et permettre l’organisation des élections crédibles et transparentes dans le pays.

Le MUST et sa présidente, Claudine MUNARI font partie de ceux qui, malgré la participation des délégués du parti à la dernière concertation, n’iront pas à cette élection. Lors de sa dernière sortie médiatique en date du  16 janvier 2021, la présidente de ce parti de l’opposition était très critique à l’égard du pouvoir en place que l’opposition, dans son  ensemble,  accuse de ne pas fournir assez d’effort pour mettre en application les décisions prises lors des concertations politiques : « Le MUST ne peut pas aller à une élection dont les résultats sont connus avant le scrutin », déclarait-elle lors de la cérémonie présentation des vœux de nouvel an.

L’UPADS  a jeté l’éponge. Le parti  de l’ancien président du pays (entre 1992 et 1997)  Pascal LISSOUBA ne sera non plus de la partie. Les décisions prises par le Conseil national du parti sont claires et précises. La formation politique ne présentera pas de candidat à cette élection. Elle va se consacrer à la vie et au fonctionnement de ce parti qui fait face à des problèmes internes, qui ont eu pour conséquence des départs en 2016.

Même son de cloche du côté des partis réunis au sein de la fédération de l’opposition. Une plateforme composée des partis membres de l’IDC, le FROCAD et la composante J3M, qui continuent de réclamer l’organisation d’un dialogue inclusive.

En effet, les partis regroupés au sein de la fédération soulignaient, au sortir de la 3ème convention de cette fédération tenue du 31 janvier au 2 février 2021à Brazzaville, la nécessité de convoquer un dialogue auquel devrait prendre part les différentes forces vives de la nation ainsi que les leaders de l’opposition qui sont actuellement en prison, notamment Jean Marie Michel MOKOKO et André OKOMBI SALISSA. Ces derniers présentent ce dialogue sous forme de préalable à leur participation à l’élection car pour eux « Il n’est pas concevable qu’on passe à une autre élection sans avoir soldé le contentieux de la dernière élection », précise le communiqué final sanctionnant les travaux de cette 3ème convention présidée par Clément MIERASSA. 

Photo : MICHEL MBOUSSI NGOUARI ( Crédit photo Adiac Congo)

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