Société

CONGO : LA POLITIQUE NATIONALE DES LOISIRS ET LA STRATEGIE QUI VA AVEC VALIDES

Les documents  relatifs  à la politique et à  la stratégie nationale de développement durable et responsable du secteur des loisirs en République du Congo ont  été validés le 2 octobre à Brazzaville, au terme des travaux d’un atelier  de deux jours y consacré. Plus de 28 milliards de FCFA , c’est la bagatelle  à mobiliser pour matérialiser cette vision gouvernementale de développement du secteur. 

La politique nationale des loisirs élaborée avec l’appui du programme des Nations Unies pour le Développement dont le Coordonnateur résident au Congo, Maley DIOP a  participé à la cérémonie d’ouverture des travaux,  est orientée essentiellement vers les quatre axes énumérés à l’ouverture des travaux par Arlette SOUDAN NONOUALT, ministère en charge des loisirs. Il s’agit de la  mise en place d’un cadre institutionnel et juridique des activités et structures de loisirs ; de la création d’une industrie de loisirs, pourvoyeuse d’emplois décents et durables qui prend en ligne de compte, la dimension genre et jeunesse ; de la généralisation de l’accès du plus grand nombre de citoyens aux loisirs sains, à moindre coût et sécurisés, ce qui nous conduira à coup sûr vers la mise sur pied de la carte de répartition géographique des infrastructures de loisirs et enfin de  la promotion, en collaboration avec les ministères compétents, des structures de formation qualifiante dans les métiers des loisirs.

Le  document  soumis pour examen et adoption aux  participants, experts en matière de loisirs, est l’œuvre d’un consultant international. Celui-ci se décline en quatre phases principales, à savoir la réalisation d’un  diagnostic participatif qui a permis de faire le point sur la situation globale actuelle du secteur des loisirs, l’élaboration de la politique nationale de développement des loisirs sur la base des données du diagnostic participatif du secteur des loisirs ,l’élaboration de la stratégie de mise en œuvre de la politique nationale des loisirs, qui a permis d’identifier les différentes activités à mettre en œuvre ainsi que les moyens financiers à mobiliser et  enfin, l’élaboration du plan d’action de développement des loisirs qui propose et planifie les actions à mettre en œuvre pour le développement durable et responsable du secteur des loisirs au cours des cinq prochaines années.

Pour  Arlette SOUDAN NONAULT, ministre congolaise en charge des loisirs, « Ce document de politique des loisirs qui vient compléter celui du tourisme adopté en 2017, tient compte de toutes les formes de loisirs, socioéducatifs, sportifs, artistiques, ludiques, socioculturels, divertissement marchand etc… bref, de toutes les activités se rapportant à l’occupation du temps libre des citoyens ». 

28 milliards 546 millions 680 mille FCFA, c’est le coût  global de la mise en œuvre des stratégies de développement des loisirs dans le pays. Un montant qui concerne la mise en œuvre des quatre programmes déclinés sur une période de cinq ans, tels qu’indiqués dans le tableau récapitulatif de la programmation budgétaire par programme et par année.

Les loisirs, un maillon important de la diversification de l’économie, s’est exprimé Harol MILANDOU, conseiller administratif et juridique de la ministre du tourisme et de l’environnement qu’il représentait à la clôture de l’atelier. «  Au moment où notre pays est résolument rentré dans la phase de  diversification de son économie, il est de bon aloi que tous les pans de l’économie susceptibles de générer des ressources, soient explorés et mis à contribution. Il ne pouvait en être autrement pour le secteur des loisirs. La politique nationale de développement durable des loisirs sera donc dans sa mise en œuvre, l’un des facteurs clé à la fois de l’amélioration de l’état sanitaire de nos populations, du raffermissement des liens de solidarité et d’épanouissement de nos enfants et de la création d’emplois durables  dans un avenir proche ».

Photo : Harol MILANDOU, conseiller administratif et juridique de la ministre du tourisme et de l’environnement  clôturant  les travaux ( Crédit Agence Congolaise d’Informations)

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