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CONGO: PIRATAGE DES CONTENUS AUDIOVISUELS, LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS VEULENT ENDIGUER LE PHENOMENE 

La question du piratage des contenus audiovisuels via internet était au centre d’une conférence organisée, le mardi 25 février à Brazzaville, par le Conseil supérieur de la liberté de communication(CSLC). La rencontre placée sous le thème « Les stratégies de lutte contre le piratage des contenus audiovisuels via internet » qui a connu la participation de l’ensemble des parties prenantes, à l’instar des professionnels des médias et des invités venus de l’étranger, visait à donner un nouvel élan dans la lutte contre le cyberpiratage des contenus audiovisuels au Congo.

La rencontre que Thierry MOUNGALLA, Ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement  a eu l’honneur d’ouvrir a permis aux participants d’avoir des fructueux échanges avec les conférenciers du jour. Un rendez-vous du donner et du recevoir qui avait pour objectif de cerner avec rigueur et précision la problématique du piratage des contenus audiovisuels tel qu’il s’opère à principalement sur internet. L’activité a été présentée par Philippe MVOUO, Président du Conseil supérieur de la liberté de communication comme une opportunité de donner un nouvel élan dans la lutte contre le phénomène. Ce dernier a dit ses espoirs de voir cette rencontre « …déclencher dans notre conscience collective un effet de d’engagement dans la lutte contre ce mal qui ronge les économies, appauvrit les sociétés de télédistributions, de producteurs de programmes, d’entreprises des médias audiovisuels, les auteurs de divers arts, les promoteurs, les mécènes, les éditions diverses,… ».   

Composée, des représentants des institutions nationales (la police, la gendarmerie, la douane, ARPCE, le bureau des droits d’auteur), les associations des consommateurs, les professionnels des médias, les professionnels de droit ainsi que les représentants des partenaires bilatéraux et multilatéraux (université Marien Ngouabi, canal plus, l’Unesco, l’UE, l’OIF, le PNUD, l’AFD et l’IFC), l’assistance a été édifié  sur ce qu’est le piratage, ses méthodes opérationnelles, ses acteurs, ses drastiques conséquences économiques ainsi que sur les voies et moyens juridiques pour y faire face.

Pas de solution miracle

Dans son allocution d’ouverture, le ministre en charge de la communication a exprimé le souhait de voir ces travaux aboutir à des moyens à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre ce phénomène. Les échanges qui se sont articulés autour de plusieurs communications ont abouti à des propositions des mesures à mettre en œuvre pour lutter tant soit peu contre ce piratage qui, de l’avis des experts, ne peut être totalement éradiqué au Congo.

L’arsenal juridique adapté qui manque à l’appel, dans ce domaine précis, constitue un frein dans cette bataille à laquelle le Président du Conseil supérieur de la liberté de communication a appelé l’ensemble des parties prenantes à s’engager. Comme un starter, Philippe MVOUO a donné le top de départ pour un engagement sans faille : « Nous nous engageons désormais dans un champ de bataille qui ne laisse place aux paresseux ».

Le Président du CSLC, le Ministre et les invités de marque

Les conférences animées par des experts ont permis de faire l’état des lieux de la situation du piratage au Congo ainsi que les pistes de solution pour contrer la menace.

Exposant sur l’approche conceptuelle du piratage, Antonin Idriss  BOSSOTO, Maitre-assistant à l’université Marien Ngouabi, a circonscrit sa communication en quatre axes : la définition du concept, les méthodes, le profil et l’aperçu sur le piratage en République du Congo. Sa communication a permis à l’assistance de se faire une idée précise sur le piratage que l’orateur a présenté comme le fait de se procurer, via internet, d’un contenu audiovisuel de manière illégale  afin de le commercialiser ou pour un usage personnel.

L’exposé sur les conséquences et les moyens de lutte contre le piratage en Afrique faite par Béatrice DAMIBA, Présidente de l’association Convergence du Burkina a mis l’accent sur les drastiques conséquences économiques et technologiques du phénomène sur le continent. Parmi elles, la conférencières a souligné le rétrécissement du marché des distributeurs et la détérioration de la qualité des contenus. La mise en place d’un cadre juridique adapté constituerait l’un des moyens de lutte contre le piratage qui met à mal les acteurs de l’écosystème audiovisuel.

La loi sur les droits d’auteur et voisin du 07 juillet 1982 a été présentée comme la base juridique pouvant permettre de lutter contre le phénomène au Congo bien qu’elle mérite d’être actualiser. Aussi, l’interdiction de la vente des décodeurs pirates sur l’espace national et sous régional et le blocage systématique des noms de domaine grâce à une action directe aux fournisseurs d’accès ont, entre autres, constitué l’essentiel des pistes de solution proposées.

Photo1 : Le Président du CSLC, le Ministre et les Invités de marque

Photo 2 : Vue des participants

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