CONGO/ LUTTE CONTRE EBOLA : L’IMPERIEUSE NECESSITE DE SENSIBILISER LES POPULATIONS SUR LES BONNES PRATIQUES.

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Au terme des travaux de l’atelier de consultation sur la surveillance du virus Ebola chez les animaux organisé du 02 au 03 octobre 2018 à Brazzaville, les participants ont formulé six recommandations à l’endroit des autorités nationales , ce dans l’ultime souci de garantir la mise en place effective de la surveillance  du virus Ebola selon l’approche « Une seule santé ». Valider les activités de la surveillance tout en mobilisassent les ressources nécessaires  et  promouvoir  la sensibilisation du grand public constituent les axes prioritaires de ces recommandations.

Les objectifs affichés à l’ouverture de cet atelier de consultation sur la surveillance du virus Ebola chez les animaux étant atteints, les participants sont parvenus à élaborer deux documents nécessaires à la mise en œuvre effective de cette surveillance selon l’approche « une seule santé ». A ce rendez des experts en la matière, l’élaboration  d’une cartographie des activités de la surveillance du virus Ebola à l’interface homme-animal-environnement en République du Congo et l’identification des activités prioritaires et les modalités opérationnelles pour la mise en place effective de la surveillance du virus Ebola ont conduit les participants à formuler des recommandations aux autorités nationales.  Recommandations dont la mise en œuvre permettra d’assurer une meilleure surveillance de la maladie à virus Ebola et d’autres zoonoses en République du Congo.

Valider les activités de surveillance,  mobiliser des ressources nécessaires et  soutenir l’approche multidisciplinaire et multisectorielle pour la prévention, la détection et la riposte  contre la maladie à virus Ebola et les autres zoonoses permettront  de mieux faire face à ce fléau dévastateur. Cette approche multisectorielle implique que tous les secteurs concernés travaillent en symbiose.  Pour Alain ONDZIE, Médecin vétérinaire « …Les médecins congolais doivent travailler ensemble pour assurer la santé et le bien être des personnes, des animaux et de l’environnement ». Aussi, a-t-il poursuivi  « Nous devons travailler ensemble pour sensibiliser les populations locales sur ce qu’est le virus Ebola. Elles doivent avoir la connaissance sur cette maladie, connaitre ce qu’elles doivent faire sur le terrain. (…) nous travaillons plus  avec des chasseurs qui nous informent à chaque fois qu’ils trouvent un animal mort en forêt  et  en tant que vétérinaires nous nous déplaçons pour faire des prélèvements sur le terrain puis nous envoyons des échantillons aux laboratoires pour des analyses qui permettent de connaitre la cause de la mortalité de l’animal ».

La mise en place d’une plateforme  « une seule santé » sous l’égide des ministères en charge de la santé humaine, santé animale, faune sauvage et environnement, tel que souhaité par les participants devrait garantir cette approche multidisciplinaire et multisectorielle. Clôturant les travaux de cet atelier, Jean Claude ELOBILA, Directeur de Cabinet du Ministre D’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, représentant le Ministre empêché, a souligné l’impérieuse nécessité de mutualiser les efforts pour mieux répondre à ces épidémies  qui menacent l’humanité avant d’appeler : «Les services vétérinaires considérés à l’interface homme-animal –écosystème comme maillon essentiel de la chaine de surveillance, d’alerte et de lutte contre des maladies  animales , zoonotiques, doivent être impliqués à tous les stades ».

Communiquer  sur cette pathologie qui constitue l’une des étapes importantes dans la détection, la prévention et la riposte contre la maladie à virus Ebola a fait aussi l’objet d’une recommandation. En plus de celle appelant les autorités  nationales à soutenir la recherche scientifique et la formation des ressources humaines, les participants à cet atelier  ont aussi plaidé pour la facilitation de production et la diffusion des informations. Il s’agit de promouvoir la sensibilisation du grand public sur les bonnes pratiques de lutte contre ces maladies. Dans ce cadre, notre rédaction a constaté que beaucoup reste à faire surtout à l’intérieur du pays où les  informations diffusées par les medias ne touchent pas toutes les couches sociales. Ainsi, à Mouyondzi, dans Bouenza, Elodie, Agent de santé dans un CSI de la ville jointe au téléphone, nous fait comprendre qu’il y a eu des moments  où «…les populations du centre de la localité ont été édifiées sur la maladie à  virus Ebola par des messages diffusés sur TV Mouyondzi et  par des chefs de quartiers ». Si cette localité a bénéficié de ce minimum de sensibilisation il n’est toujours pas le cas pour d’autres villes. A Ouesso où nous avons contacté notre correspondante « Aucune information relative à la sensibilisation des populations sur la dangerosité de cette maladie et les bonnes  pratiques de lutte  n’a été diffusée ni communiquée jusqu’à ce jour au profit de cette population très habituée à la consommation de la viande de brousse », nous a laissé  entendre Marie Bella.

Le Gouvernement congolais qui  par la voix de Jean Claude ELOBILA,  a rassuré  les participants qu’il veillera à l’application des recommandations formulées devrait aussi se pencher sur l’organisation des campagnes de sensibilisation au profit des populations vivant dans les zones où l’accès à l’information via les medias traditionnelles est difficile. Une  communication de proximité serait  la mieux adaptée pour sortir ces  populations de l’ignorance du danger que représentent la maladie à virus Ebola et les autres zoonoses.

Photo1 : Echantillon des animaux sauvages morts (Crédit adiac)

Photo2 : Présidium de la cérémonie de clôture de l’atelier (Crédit Groupe Congo Medias)

Photo3 : Vue des participants à l’atelier (Crédit Groupe Congo Medias)

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