CONGO : L’OBSERVATOIRE CONGOLAIS DES DROITS DES CONSOMMATEURS S’ALARME CONTRE L’AUGMENTATION DRASTIQUE DES TAXES

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L’Observatoire Congolais des Droits des Consommateurs a   exprimé ses inquiétudes au regard de l’augmentation et l’institution par l’Etat de nouvelles taxes sur les produits de consommation courante. C’est au cours d’une conférence de presse tenue à Brazzaville le samedi 04 mai 2019 que cette association qui milite pour la défense des droits des consommateurs en Républiques du Congo a tiré la sonnette d’alarme quant à l’impact négatif de ces mesures sur les populations déjà victimes des affres  de la crise économique que connait le Congo.   
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Placée sous l’autorité de son Secrétaire Exécutif Mermans BABOUNGA NGONDO, cette rencontre avec la presse a permis aux défenseurs des  droits des consommateurs d’épingler les cas jugés défavorables aux populations parmi les changements opérés par les pouvoirs publics  entre 2018 et 2019  au  grand dam du consommateur final.

Ces augmentations qui s’effectuent au moment où la crise du pouvoir d’achat des consommateurs n’est pas encore jugulée empirent davantage le problème. Situation difficile dans laquelle sont plongés ces derniers, qui dans leur vulnérabilité et sans voix de recours « … sont assimilés à une couverture que l’Etat et les entreprises placés à chacune des extrémités essorent alors que la couverture ne laisse transparaitre que la mousse venant des fibres », a décrit Mermans BABOUNGA NGONDO pour qui : « Instituer des taxes sans aucune consultation laisse à penser que les consommateurs sont devenus une source à laquelle l’Etat et les entreprises viennent s’abreuver pour combler ou réduire les déficits budgétaires ».

Les augmentations qualifiées de trop…

L’institution en 2018 d’une taxe de 5% de la valeur des bundles tout en relevant la taxe sur les communications de 0,6 F par seconde et de 0,11F  CFA pour la data. Des taxes qui « … ont été payées par le consommateur final qui a subi dans la foulée une augmentation des tarifs qualifiée d’encadrement tarifaire par le Régulateur du secteur. (…) l’Etat a institué par un  arrêté ministériel, le relèvement des prix du gaz butane des bouteilles de 12kg et 20kg respectivement à 12 ,28% et 14,44% sans concertation avec les consommateurs, principales victimes de cette augmentation », a indiqué le Secrétaire Exécutif de l’Observatoire Congolais des Droits des Consommateurs.

Aussi, ces défenseurs craignent une éventuelle hausse des prix du transport comme conséquence des changements considérables récemment opérés sur les tarifs des péages de la nationale n°1 et interpelle le gouvernement sur la nécessité de trouver des solutions : « Les tarifs proposés qui sont passés du simple au double pour certains ou au triple pour d’autres, laissent à craindre une hausse des prix du transport  et des denrées alimentaires d’ici la fin de l’année si le gouvernement ne mesure pas l’ampleur du risque d’inflation programmé».

A cela, il convient d’ajouter la taxe de 10% sur les abonnements et réabonnements aux chaines télévisuelles instituée dans la loi de finance 2019 dont les conséquences immédiates sont sans  doute l’augmentation des tarifs d’abonnement et de réabonnement aux chaines de télévision. « A chaque fois, l’Etat augmente et institue de nouvelles taxes aux consommateurs comme si le pouvoir de ces derniers avait augmenté en cette période de crise où plusieurs chefs de ménages ont perdu leur emploi depuis 2016 », s’est indigné le conférencier.

Dans le secteur de la justice, l’Observatoire Congolais des Droits des Consommateurs a épinglé le réaménagement des dispositions fiscales dans la loi de finance 2019 qui « …relèvent  les frais des requêtes introductives, d’instance, d’appel, et du pourvoi en cassation au sein du tribunal d’instance ; des tribunaux de grande instance ; de la cour d’appel ; de la cour suprême ; du tribunal de commerce ; du tribunal administratif à 25%, 50% voire 75% », a souligné le Secrétaire Exécutif.

 Face à toutes ces augmentations répertoriées l’Observatoire Congolais des Droits des Consommateurs s’interroge sur l’opportunité d’instituer toutes ces taxes au regard du contexte de crise financière actuelle. Ces taxes peuvent-elles contribuer à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens ?

Photo1 : Le Secrétaire Exécutif lors de la conférence de presse

Photo2 : Vue de l’auditoire lors de la conférence(Crédit Groupe Congo

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