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CONGO : LES TABLES DE L’ETAGE AU GRAND MARCHE DE DOLISIE VIDEES PAR LES VENDEURS

L’étage du grand marché de Dolisie se vide progressivement de ses vendeurs. Ces derniers prennent l’option de s’établir aux abords du marché du côté de l’avenue Jean Jacques MOUAYA et la rue Blanchet.

Article rédigé avec notre correspondant à Dolisie, Yves MAKAYA MONTTHAND

Construit en 2006 et inauguré le 25 Février 2011, le marché moderne de Dolisie, un bâtiment R+1 se vide de ses vendeurs ayant des tables à l’étage. Ce phénomène récurrent se produit souvent à l’orée des fêtes de fin d’année et du nouvel an, et de la rentrée scolaire. Les raisons évoquées par ceux qui ont délaissé l’étage sont entre autres la rareté des clients dus au fait qu’au rez-de-chaussée et aux abords du marché, sont vendus les mêmes articles qu’à l’étage. « Nous sommes obligés de descendre parce que les produits qui sont vendus à l’étage sont également vendus au rez-de-chaussée ce qui fait que nous écoulons difficilement notre marchandise. Nous n’arrivons pas à faire une recette de plus de 3000fCFA par jour, nous avons les droits d’occupation des tables de 3500fCFA à payer le mois, alors que ceux qui sont en bas pour la plupart ce sont des « paillez-paillez » (NDRL : des ambulants) qui ne paient aucune taxe à la mairie. C’est aussi une façon pour nous d’exprimer notre ras- le-bol » s’insurge Mélanie BAKALA. Une raison récusée par un « paillez-paillez » qui a requis l’anonymat :  « Nous ne sommes pour rien. Dans le marché nous n’avons pas de place, nous avons des familles à entretenir. Ce petit commerce est notre unique source de revenus. Parmi ceux qui désertent l’étage il y a des fonctionnaires de l’Etat, nous les connaissons » a-t-il dit.

De l’avis d’Anicet Bernard KIYINDOU, responsable du marché, ce comportement frise l’incivisme, c’est de l’entêtement : « …ce sont des têtus, des hors la loi. C’est le moins que je puisse dire. Il n’y a que la police pour régler cette question. Les raisons de la rareté des clients sont fallacieuses puisqu’ils y a de ceux qui sont restés à l’étage ! ».   Les vendeurs restés à l’étage disent que la crainte des intempéries a motivé leur décision : « la fois dernière, rangeant ma marchandise alors que le temps était menaçant, dans la précipitation, je me suis cognée contre le parasol de fortune que je m’étais fait faire, j’ai failli perdre un œil. Et puis avec le soleil la marchandise perd de son éclat. Surtout les vêtements et les produits plastiques », a confié Natacha soutenue par d’autres vendeurs avant d’ajouter  « de toutes les façons, en bas je ne pourrai jamais faire des centaines de mille de recette ».

Ce marché de fortune est décrié par plus d’un Dolisien  comme Rosine KIKOUNGHA : « si un véhicule a un souci de barre de direction par exemple il foncerait droit sur les vendeurs et y aurait perte en vies humaines. Les autorités seraient tenus pour responsable ». Un autre qui a préféré garder son anonymat pense que les accidents entre véhicules sont à redouter : « la vue des chauffeurs est réduite. N’oubliez qu’il y a le rond-point MUCODEC. Celui qui arrive de l’avenue de Loubomo verra difficilement celui de Jean Jacques MOUAYA parce que la vue est obstruées par ces vendeurs qui sont quasiment sur la chaussée ». Il convient de signaler qu’ à ce niveau se rencontrent les avenues de Loubomo et   Jean Jacques MOUAYA, et les rues Solidarité ouvrière et Sibiti. Plus d’une fois chassés par la police, ces vendeurs y reviennent toujours quand il y a relâchement. Un relâchement incompréhensible du reste par nombreux qui regrettent la présence très remarquée il y a peu et ce pendant plusieurs mois de la police. Ce phénomène pose un réel problème d’organisation et de gestion du marché de Dolisie.

Photo 1 : Les tables vides de l’étage

Photo 2 : Le marché spontané aux abords de l’avenue

Crédit photos : Groupe Congo Médias

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