CONGO : LES PHARMACIENS MENACENT DE DÉBRAYER D’ICI LE 15 FEVRIER PROCHAIN

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Cette décision a été prise au terme de l’Assemblée Générale  des pharmaciens du Congo tenue à Brazzaville  le lundi 11 février 2019. Une assemblée générale présidée Victor NGOMA, Président du Syndicat national des pharmaciens du Congo et qui s’est focalisée sur un point à savoir la réaction à la procédure de création d’une pharmacie  par le sieur Abdoul MADJID TRAORE,  une officine  de pharmacie qui porterait son nom. Une création qui, ont martelé les pharmaciens dans le  communiqué final des travaux, n’est  pas respectueuses « des textes de lois régissant  l’exercice de la pharmacie en République du Congo. Ainsi,  la menace de fermeture des pharmacies  a été brandie si l’administration de tutelle  n’annule  pas  les autorisations accordées à Abdoul MADJID TRAORE.      

Les Pharmaciens qui parlent d’une « situation urgente » pointent  sans gants du doigt  l’administration de tutelle. En effet, le communiqué  indique : « …il a été constaté que l’administration de tutelle  brille depuis un moment par l’inobservation  des textes de lois régissant  l’exercice de la pharmacie en République du Congo, notamment en octroyant des autorisations d’ouverture sans l’avis de l’Ordre Nationale des Pharmaciens, et même à des non pharmaciens ». Une situation qui « met à mal l’exercice de notre profession et menace gravement l’avenir de celle-ci pour les générations futures ».

Devant ce qu’ils ont qualifié de refus répété de l’administration de respecter les textes en vigueur, et la non prise en compte de l’existence de la pharmacie ,  les pharmaciens ont dit : « Nous, pharmaciens réunis en assemblée générale extraordinaire avons  décidé de baisser les rideaux pour compter du 15 février 2019 , dans un premier temps à partir de 5 heures du matin à Brazzaville. Si les dites autorisations ne sont pas annulées, notre action se poursuivra avec la fermeture totale de toutes les officines de pharmacie le 16 février 2019 à Brazzaville, et sur toute l’étendue du territoire à partir du 17 février 2019, jusqu’à la résolution des revendications portées dans le cahier de charge ».

Quelle base juridique ?

Dans leur communiqué  les pharmaciens s’appuient sur les textes suivants : la loi 012-92 du 29 avril 1992 portant création et organisation de l’Ordre Nationale des Pharmaciens du Congo, le décret 88/430 du 6 juin 1988 fixant les conditions d’exercice libérale de la médecine et des professions para médicales et pharmaceutiques, ainsi que le Règlement Intérieur  statuts du Syndicat national des pharmaciens du Congo.

Photo 1 : Une vue des pharmaciens pendant les travaux

Photo 2 : Le présidium avec au Centre le Président Victor NGOMA.

Audio : L’intégralité du communiqué final des travaux de l’Assemblée Générale




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