CONGO : LES OPERATEURS DE TELEPHONIE MOBILE VOLONTAIRES POUR L’OUVERTURE DU MOBIL MONEY AU E-COMMERCE

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Au cours d’une réunion qui a regroupé  le vendredi 22 février 2019 autour du Directeur général du développement de l’économie numérique, Guy Roland NTSIMBA, des développeurs, des startups, des responsables  de médias en lignes et des délégués de MTN et Airtel, les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays, il a été noté dans les échanges la volonté des délégués des opérateurs et du Directeur général de  faire avancer le dossier de l’accès à leurs API par les startups ou d’autre candidats à la vente en ligne via le mobil money. Une feuille de route concrète a du reste été adoptée  par les participants.

Les API sont une technologie qui permet d’être connecté à une plateforme  d’un opérateur  aux fins de  vendre du contenu via le service mobil money grâce auquel l’on fait des encaissements. Si dans beaucoup de pays d’Afrique le système fonctionne déjà, au Congo la mayonnaise a encore du mal à prendre.

Un blocage, on prend le taureau par les cornes

Aujourd’hui il existe ce que le Directeur général du développement de l’économie numérique appelle par  un blocage. Il s’agit de l’absence d’un cadre réglementaire concernant les transactions monétaires électroniques. Un avant projet de loi sur les transactions électroniques qui  réglera  un certain nombre de questions  comme celle liée à la signature électronique, à la preuve électronique est sur la table du gouvernement. « Nous espérons que d’ici le deuxième trimestre de l’année en cours nous aurons ce texte promulgué par le Président de la République », a expliqué Guy Roland NTSIMBA.  Un homme que la détermination pousse  à ne pas attendre  ce texte pour travailler  sur ce dossier car dit-il « aujourd’hui la question du paiement électronique est en train de prendre son envol au niveau du Congo avec le système mobil money ».  

Interrogé sur les conclusions de la  réunion, Guy Roland NTSIMBA   a indiqué que                      «  aujourd’hui nous avons eu le bonheur d’arriver à  deux grandes conclusions. La première c’est que les opérateurs se sont engagés à organiser des ateliers en interne pour parler de cette question, notamment des procédures et comment ils comptent accompagner les startups ou travailler avec les aggrégateurs. La deuxième conclusion c’est  de voir avec le ministère et le projet CAB (NDLR : Central African  Backbon, projet qui gère la fibre optique dans le pays ) la nécessité de constituer un aggrégateurs unique au niveau du Congo, et qui devrait gérer tous les startups ou toutes les personnes qui voudraient accéder aux plateforme pour solliciter des API ».

Comment recruter l’aggrégateur ?

Au sujet de  la procédure de recrutement de l’aggrégateur, le Directeur général du développement de l’économie numérique a indiqué que «  si jamais au niveau du projet CAB grâce à un financement extérieur, c’est-à-dire un financement BAD (NDLR : Banque Africaine  de Développement) notre requête est acceptée, il faut respecter les procédures, nous allons commencer par l’élaboration des termes de référence, lancer par la suite un appel d’offre et terminer par le recrutement d’une société ».

Les opérateurs volontaristes

Il convient de noter que les représentants des opérateurs présents dans la salle  se sont montrés très volontaristes et ont accepté d’accueillir  dans leurs locaux les ateliers consacrés à des discussions sur les API. Toutefois, ils se sont interrogés sur la capacité de certaines startups et autres potentiels souscripteurs aux API  d’être au même diapason que les opérateurs d’un point de vue technique, ceci dans le but de  permettre une parfaite collaboration. Une autre paire de manche ont on espère qu’elle trouvera des solutions.

Photo 1 : Une vue de la salle pendant la réunion

Photo 2 : Le Directeur Général répondant aux questions des journalistes.

Crédit Groupe Congo Médias

Audio: Interview du Directeur Général de Développement de l’Economie Numérique

 




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