CONGO : LES ACTES DES ASSISES DE LA PRESSE SUR LA TABLE DU GOUVERNEMENT

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« Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation», tel est  le thème sous lequel a été commémorée  de la 26ème   journée mondiale de la liberté de presse, le  03 Mai dernier. Au Congo, cette commémoration centrée  sur la défense de la liberté des médias, des principes fondamentaux de presse et d’hommage aux journalistes ayant perdu leur vie dans l’exercice du métier a été une occasion pour le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication de procéder à la remise des actes officiels des assises de la presse congolaise organisées en octobre 2018.

Article écrit avec Dan COOPER MOON , Journaliste stagiaire

A Brazzaville, ces festivités relatives à la dite journée ont été marquées  par une causerie  débat autour de trois sous thèmes : le journalisme et les élections en période de désinformation, la presse congolaise face aux réseaux sociaux et le journalisme d’investigation au Congo.
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Parlant du journalisme et les élections en temps de désinformation,  le Professeur Ludovic MIYOUNA porté l’accent sur les Fakenews dites fausses nouvelles  qui, souvent apparaissent suite à un vide ou manque d’information qui pousse certains journalistes   s’adonner à  la recherche du sensationnel  et par ailleurs la manipulation de l’opinion public. Or, il s’avère  que le vrai journaliste n’a pour base que « …les faits et rien que les faits » comme l’a souligné Jean Bruno ITOUA, Ministre de l’Enseignement Supérieur, représentant le ministre de la communication.

Pour Philipe MVOUO, Président  du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, les fake news « …tuent  la vérité par le mensonge, la corruption, la démagogie. Elle avilit la presse qui trahit sans vergogne ses fondamentaux professionnels et, plus dramatique sa noble mission d’informer dans la vérité et par la vérité, de défendre l’indépendance des peuples, de sensibiliser et dénoncer objectivement les antivaleurs et d’exercer librement sans pressions et sans arrières pensées mercantilistes le beau métier».

 

Comment y remédier ?               

Face aux avancés technologiques, la presse congolaise est confrontée à de nombreux défis qu’elle doit relever. Ainsi, dans son intervention sur la thématique «  la presse face aux réseaux sociaux », Idriss BOSSOTO l’enseignant chercheur à l’Université Marien NGOUABI a indiqué que l’avenir de la presse dépend de l’adaptation des acteurs des medias au numérique. Sur ce, il a insisté entre autres  sur la mise en place d’une politique de transformation digitale de l’information, la   formation et sensibilisation des acteurs de la  presse sur les enjeux du numérique, puis le développement des compétences  technico numériques nécessitant une certaine polyvalence dans l’exercice de ce métier.

S’agissant du  thème relatif au  journalisme d’investigation ,  Joachim MBANZA, Directeur du journal  Horizons Africains a indiqué que la pratique de cette forme de journalisme consistant en la recherche méthodique et minutieuse d’information n’est pas courante chez les journalistes congolais en raison des moyens humains, matériels et financiers qu’elle nécessite.

Il est à noter qu’au Congo, cette  célébration  a été  marquée par la remise des actes des assises de la presse congolaises tenue du 25 au 28 octobre 2018. Une occasion pour le Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication d’annoncer aux acteurs de la presse congolaise la présence sur la table du gouvernement congolais des documents des assises ayant permis de jeter un regard sur les pratiques de la presse congolaise et de sa régularisation, afin de dégager les perspectives susceptibles de lui faire jouer pleinement son rôle dans la société.

Au sujet de la liberté de la presse au Congo, c’est une guerre qui n’est pas encore gagnée a renchéri i Philipe MVOUO :  « …qu’on reproche à notre pays de ne pas avoir atteint la perfection en matière de liberté de presse et liberté d’expression , je dirai , tout à mon aise, qu’aucun pays au monde ne peut s’en prévaloir et que le Congo, qu’on le reconnaisse ou pas s’affirme résolument dans la promotion de ces valeurs en encadrant les métiers de la presse dans le sens des universels ».

Photo1 : Le ministre Jean  Bruno  ITOUA  recevant les documents des mains du Président du CLSC

Photo2 : le Président du CLSC lors de son mot de circonstance (Crédit Groupe Congo Medias)

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