CONGO : LE SENAT AUTORISE LA RATIFICATION DE LA CONVENTION DE MINAMATA SUR LE MERCURE

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Interdire des anciennes et nouvelles mines d’extraction de mercure, assurer le contrôler de son commerce international et promouvoir les meilleures techniques et pratiques environnementales pour parvenir à l’élimination progressive de l’utilisation du mercure dans la fabrication de certains produits d’ici 2025  afin de protéger la santé humaine contre ce produit dangereux , c’est le bien fondé de la convention de Minamata dont sa future ratification par le Congo a reçu l’approbation du sénat le vendredi 22 février 2019.

L’examen et l’adoption du rapport de la commission santé, affaires sociales, famille, genre et développement durable du sénat relatif au projet de loi autorisant la ratification de la convention de Minamata sur le mercure a permis aux sénateurs de plancher sur la question de la protection de la santé des populations au cours d’une plénière entièrement consacrée à la recherche des solutions pour mieux assurer la protection de l’humain et de l’environnement contre les émissions et les rejets anthropiques de mercure et de ses composés.

Elément présent dans la nature que l’on retrouve dans l’air, l’eau et les sols, le mercure est considéré par l’OMS comme l’un des dix produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique. Il peut avoir des effets toxiques sur le système nerveux, digestif et immunitaire, et sur les poumons, les reins, la peau et les yeux. L’exposition de l’humain au mercure, même à de petites quantités, peut causer de graves problèmes de santé et constitue une menace pour le développement de l’enfant in utero et à un âge précoce.

Souvent causé par les activités humaines, ces rejets de mercure qui proviennent notamment des centrales électriques au charbon, de l’utilisation domestique de ce minerai pour le chauffage et la cuisine, des processus industriels, des incinérateurs de déchets et de l’extraction minière du mercure, de l’or et d’autres métaux, le Congo qui est cité parmi les pays émetteurs des rejets de mercure à travers son industrie du ciment et l’importation des produits contenant du mercure gagnerait en ratifiant la convention de Minamata.

UN ACCORD POLITIQUE POUR MIEUX FAIRE FACE AU PROBLEME

Les rejets continus de mercure dans l’environnemental aux effets dévastateurs pour l’humanité a conduit les gouvernements à souscrire à la Convention de Minamata sur le mercure. Une convention qui oblige les gouvernements parties à prendre plusieurs mesures, en particulier pour la réduction des émissions atmosphériques de mercure et pour l’abandon de certains produits contenant du mercure.

Adoptée à Kumamoto au Japon le 10 octobre 2013, cette convention signée le 08 octobre2014 par la République du Congo devrait permettre au pays de bénéficier des diverses opportunités offertes aux Etats parties dans la mise en œuvre de ladite convention. Cette convention prévoit entre autre comme  moyens de prévenir les effets négatifs sur la santé : la promotion de l’énergie propre, l’arrêt de l’utilisation du mercure dans l’extraction de l’or, l’élimination de l’extraction minière du mercure et l’élimination progressive de l’utilisation des produits non essentiels renfermant du mercure.

Notons que l’utilisation du mercure pour extraire l’or de manière artisanale ou à petite échelle est particulièrement dangereuse et l’impact sanitaire sur les populations vulnérables est important. Il convient de promouvoir et d’appliquer les techniques d’extraction de l’or sans mercure  et, là où le mercure est toujours employé, d’adopter des pratiques de travail plus  afin de prévenir l’exposition.

Conscient du danger encouru par les populations en général et par celles habitants les localités où sont implantées les  entreprises pointées du doigt, le sénat a voté à l’unanimité le projet de loi autorisant la ratification  de la convention de Minamata sur le mercure.

Photo1 : Vue de l’usine de ciment de loutété dans la Bouenza( Droits réservés)

Photo2 : Les sénateurs lors de la plénière

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