CONGO : L’ASSOCIATION « AVENIR NEPAD » CONTRE LE REGLEMENT A L’AMIABLE A PROPOS DES VIOLENCES AUX FEMMES

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Cette annonce a été faite par Ornaël Mikhael DJEMBO, Chargé des programmes à l’association Avenir Nepad  basée à Brazzaville ,  lors d’une communication prélude à la journée  internationale  de l’élimination  de la violence  contre les femmes. Dans le cadre  de cet évènement mondiale, cette association met en avant depuis  quelques années un concept dénommé « 16  jours d’activisme  de lutte contre les violences  basées sur le genre au Congo ». Au programme cette année, des forums de  discussion , des conférences  débats, une mobilisation  citoyenne, des renforcements de capacités.

Le Congo est signataire de plusieurs instruments juridiques internationaux  relatifs à la protection des droits de la femme ou à la lutte contre les violences à l’égard des femmes , note  cette association qui par ailleurs constate que malgré ces avancées  et l’adoption des politiques, déclarations et  principes directeurs, «  les inégalités liées au genre persistent  notamment  dans les domaines économique, social, culturel et politique ». Ainsi , Avenir Nepad a demandé au gouvernement  « de prendre toutes les mesures visant à protéger les femmes contre toutes les formes  de violences  dont elles sont victimes » et de l’autre d’accélérer le processus de révision des instruments juridiques nationaux ( Code pénal, Code de la famille , etc), en les harmonisant avec les engagements internationaux et régionaux en  matière des droits des femmes.

Selon  Ornaël Mikhael DJEMBO , «  la violence à l’égard des filles et des femmes sont un phénomène  récurrent  dans la société congolaise  en dépit  de l’existence  d’un  cadre  juridique  qui s’aligne  sur les exigences  internationales.  Ces actes  de violences  multiples  semblent  être banalisés  du point de vue  des sanctions  sociales  et juridique appliqué ». Le Chargé des programmes de l’association Avenir Nepad a épinglé dans ses propos comme violences le harcèlement sexuel, l’inceste, le viol domestique, la prostitution des mineurs, et la persistance de pratiques coutumières discriminatoires.

Il faut des sanctions lourdes et non des règlements à l’amiable

Le règlement à l’amiable est la pratique la plus courante  au Congo, a fait constater Ornaël Mikhael DJEMBO qui indique que les tribunaux  ne sont pas toujours disponibles dans certaines contrées du pays . Il faut opter pour la fermeté  à l’égard des auteurs d’ actes de violences et non le règlement à l’amiable,  a dit l’orateur sans gants   :     « …nous ne sommes pas pour ce genre de pratiques. Celui qui a violé une femme , sa place est en prison. Il faut qu’il soit poursuivi au pénal , c’est cela notre ligne. C’est pour décourager les auteurs et briser le silence des femmes. Aujourd’hui beaucoup de femmes gardent le silence parce qu’elles savent  que si elles se plaignent il n’y aura de suite. On va leur proposer le règlement à l’amiable. Elles subissent alors dans l’anonymat parce qu’elles n’ont plus confiance en la police et en la  gendarmerie ».

Notons que les  16  jours d’activisme  de lutte contre les violences  basées sur le genre au Congo  de cette organisés par cette association  seront organisé à Brazzaville, Dolisie, Owando, Madingou, Ouesso  et Nkayi.

Photo : Ornaël Mikhael DJEMBO Chargé des programmes de l’association Avenir Nepad         (Credit Groupe Congo Medias)




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