CONGO : LA BANQUE MONDIALE PROPOSE DES PISTES AU PAYS POUR SORTIR DE LA MOROSITE ACTUELLE

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Ce diagnostic pays fait partie d’un lot de plusieurs rapports analytiques que la représentation de la Banque mondiale en République du Congo propose dans le cadre de la deuxième édition de la semaine dite de partage de connaissances organisée à Brazzaville du 28 au 31 janvier 2019.

En dehors du rapport sur le diagnostic systématique , la Banque mondiale présente un rapport sur le suivi et évaluation économique et financière du pays , un rapport sur l’évaluation des politiques et institutions nationales pour le Congo , et un autre sur l’initiative de l’indice du capital humain.

Le rapport sur le diagnostic systématique pays, précise un communiqué de la banque mondiale, «  a été élaboré afin de servir de contribution essentielle au cadre de partenariat pays en voie d’élaboration pour les années 2019-2022 ». Quant à l’indice capital humain, il « permet de mesurer l’investissement des pays dans développement du capital humain de leur population. Les trois facteurs retenus par la Banque mondiale pour définir le capital humain sont la probabilité pour un enfant d’atteindre l’âge d’aller à l’école, la durée de la scolarité et les chances d’un enfant de sortir du système éducatif en bonne santé, ainsi que la capacité de s’intégrer sur le marché du travail. L’indice permet de monter l’écart qui sépare un pays d’une situation d’investissement optimale dans le  Capital humain et le niveau effectif d’investissement ». Quant au rapport sur le suivi et évaluation économique et financière du pays finalisé en 2018, le communiqué le présente comme un document «  qui traite des réformes que le Congo pourrait mener afin de prendre son destin en main, en toutes responsabilité. Il a pour double objectif de fournir une évaluation candide de l’état actuel de l’économie congolaise et de suggérer des pistes de solution afin d’aider le pays à changer de cap et d’éviter la dérive qui s’annonce si rien n’est fait ».

Des propositions à capitaliser…

Toutes ces propositions, s’accordent à dire de nombreux analystes, sont de nature à aider le Congo à sortir de l’impasse socio économique et financière actuelle. La présence de la ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale Ingrid Olga EBOUKA BABACKAS le lundi 28 janvier 2019 à la cérémonie de lancement de cette semaine de partage de connaissances qui a débuté par le diagnostic systématique , est perçue par nombreux comme l’expression de la volonté du gouvernement de composer avec l’institution financière internationale. Cette dernière, dans l’allocution prononcée à cette occasion, a déclaré : «  Nous voulons encourager cette initiative de la Banque mondiale en ouvrant les travaux de cette semaine 2019 car le transfert du savoir est source de richesse aussi bien pour celui qui reçoit que pour celui qui donne (…) plus largement, nous restons persuadés que l’examen des différents rapports permettra aux cadres congolais de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile d’améliorer leur capacité d’analyse et de transmettre aux experts de la Banque mondiale les connaissances nécessaires à une meilleure prise en compte des spécificités de notre pays ».

Pour sa part, Madame Korotoumou OUATARA, Représentante de la Banque mondiale au Congo qui a qualifié l’institution de «  Bailleur de connaissances », a du reste indiqué que « La Banque mondiale apporte son appui aux pays en développement sous la forme de conseils stratégiques, d’études, d’analyses et d’assistance technique. Les travaux analytiques constituent souvent le socle de nos opérations de financement et aident les pays en développement à orienter leurs propres investissements ».

Il est à noter que cette deuxième édition de la semaine de partage de connaissances est organisée sur le thème «  L’éducation au service du Développement du Capital humain ».

Photo : Dans les marchés de du Congo les plaintes des commerçants ne faiblissent pas en raison de la crise (Droits réservées)




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