Politique

CONGO : INES NEFER BERTILLE INGANI DEBARQUEE DU GOUVERNEMENT

Le Président de la République a signé  un décret mettant fin aux fonctions de la Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement. Rendu public le mardi 17 septembre 2019, ce limogeage de la Ministre Inès Nefer Bertille INGANI intervient 4 jours après la déclaration de l’UPADS demandant au Président de la République de « …décharger de leurs fonctions les ministres et / ou autres autorités publiques  qui abaissent la fonction ministérielle et insultent la République ».

 C’est acté, Inès Nefer Bertille INGANI est désormais ex-ministre. La décision venue de la plus haute autorité de la République relève cette dernière  de ses fonctions et confie ce ministère à l’actuelle ministre en charge de la santé, Jacqueline Lydia MIKOLO.

Le décret N°2019-269 du 17 septembre 2019 qui sonne le glas aux fonctions ministérielles de la concernée est signé du Président de la République, Chef de l’Etat, Dénis SASSOU NGUESSO, ce en conformité avec la constitution. Ce décret en trois articles précise que «  Le Président de la République(…) sur proposition du Premier ministre, Chef  du gouvernement décrète : article premier : Il est mis fin  aux fonctions de madame Inès Nefer Bertille INGANI, ministre de la promotion et de l’intégration de la femme au développement. Article 2 : Madame Jacqueline Lydia MIKOLO est nommée ministre de la santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement. Article3 : Le présent décret sera enregistré au journal officiel de la République du Congo ».

Les causes …

Aucune information officielle n’a fuitée au sujet des vraies raisons ayant motivé cette décision surprise.  Cependant, il faut noter que l’ex-ministre s’attire la colère de l’UPADS en général et de son Premier secrétaire  en particulier suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un enregistrement audio attribué à cette dernière dans laquelle elle aurait tenu des propos diffamatoires à l’encontre  de Pascal TSATY-MABIALA, Premier secrétaire de l’UPADS et Chef de l’opposition politique congolaise. Un acte impardonable  pour ce parti qui ne compte pas en rester là.

Dans cet enregistrement : « … Pascal TSATY-MABIALA est accusé de complot en intelligence avec d’éminents cadres du PCT, moyennant de l’argent semble-t-il, pour ses propos tenus à l’égard du Député Dénis Christel SASSOU NGUESSO, le 03 aout 2018 à l’hémicycle lors de l’interpellation du gouvernement… », s’indignait l’Upads dans sa déclaration du vendredi 13 septembre dernier à l’issue de laquelle le Premier secrétaire de ce parti a fait savoir son intention d’ester en justice la ministre impliquée.

Une victoire pour l’Upads ?

Lors de sa dernière sortie en réaction à cet enregistrement audio qui défraie la chronique des réseaux sociaux, l’Upads dans les trois points concluant sa déclaration avait, en sus de fixer l’opinion sur la décision prise par Pascal TSATY-MABIALA, en accord avec son parti  « … d’intenter une action en justice pour diffamation contre les présumés auteurs des enregistrements en cause »,  demandé solennellement au  Président de la République  de: «… décharger de leurs fonctions les ministres et / ou autres autorités publiques  qui abaissent la fonction ministérielle et insultent la République ». La décision prise par le Premier citoyen congolais devrait constituer une victoire pour ce parti politique même si les vraies raisons de ce limogeage restent pour l’heure  inconnues.

A l’heure où les mutations engendrées  par l’avènement des nouvelles technologies de l’information semblent réduire considérablement les chances  de garantir la protection de nos données personnelles  et  qui font de nos petits secrets des secrets de polichinelle les utilisateurs des produits de ces innovations  technologiques devraient faire preuve de  prudence pour éviter des désagréments de tout genre.

Si les réseaux sociaux sont devenus un canal de diffusion des informations officielles dans certains pays, à l’image Donald TRUMP aux des Etats Unis d’Amérique, au Congo le phénomène semble prendre une autre tournure : ils  sont devenus un terrain de guerre virtuelle  où viennent s’affronter les courants politiques qui ne peuvent s’exprimer sans porter le masque de l’internet, oubliant que cette technologie prévoit les solutions adaptées pour l’identification de ceux qui s’y cachent.

Photo : La désormais ex-ministre (Droits reservés).

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