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PRESIDENTIELLE 2021

CONGO/IDC-FROCAD: LA FÉDÉRATION DE L’OPPOSITION S’ABSTIENT DE PARTICIPER À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

La non-participation à l’élection présidentielle de mars 2021 a constitué l’une des principales décisions issues de la troisième convention de la Fédération de l’opposition congolaise tenue du 31 janvier au 2 février à Brazzaville. La rencontre placée sous l’autorité de Clément MIERASSA, Président par intérim de cette fédération était non seulement l’occasion pour ces acteurs politiques de dresser le bilan et perspectives de ce regroupement, mais aussi de mener une analyse critique sur la situation sociopolitique du pays.

Au terme de trois jours des travauxau cours desquels les délégués des différentes composantes de la Fédération de l’opposition congolaise ont décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle à venir qu’elle qualifie de « mascarade électorale ».

Composée principalement des partis membres du Front pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et l’Alternance Démocratique (FROCAD), l’Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC) et la Composante Jean Marie Michel MOKOKO (CJ3M), cette fédération estime que : « Les conditions d’organisation d’une élection juste, crédible, transparente, équitable et apaisée ne sont pas réunies. La composition des organes de gestions des élections ne présente aucune garantie de sécurité des résultats », précise le communiqué final lu par Michel Christian KOUTSILA,  Rapporteur adjoint du comité préparatoire.

En effet, cette aille de l’opposition souvent qualifiée de radicale pointe, entre autres, la composition de ces organes qu’elle qualifie de « volontairement bâtie sur la connivence des personnels électoraux » alors que ces personnels qui composent les organes « doivent présenter des intérêts divergents » pour que les conditions de transparences soient réunies.

Une vue des participants

Ce refus s’explique aussi, du point de vue politique,  par le silence du côté du pouvoir face aux multiples sollicitations  de l’opposition appelant à l’organisation d’un dialogue inclusif.  Les participants ont retenu qu’ « Il est inopportun d’aller à cette élection car, la conditionnalité d’un dialogue national inclusif exigée par la fédération n’a pas été retenue par le pouvoir en place. En effet, deux de nos leaders sont aujourd’hui en prison pour avoir été à la dernière élection présidentielle et il n’est pas concevable qu’on passe à une autre élection sans avoir soldé le contentieux de la dernière élection », indique le document sanctionnant les travaux de cette convention.

Taxés de moins actifs sur le terrain depuis la présidentielle de 2016, les acteurs politiques réunis au sein de cette plateforme promettent marquer leur présence sur le terrain politique pour renforcer la complicité qu’ils recherchent avec leur base. « Nous prenons dès aujourd’hui l’engagement de nous remettre en cause et qu’au sortir de cette convention nous soyons sur le terrain », a déclaré Clément MIERASSA.

A noter que la convention a responsabilités le bureau intérimaire de cette fédération que dirige Clément MIERASSA aux côtés des deux Vice-Présidents, postes qu’occupent respectivement  Michel MAMPOUYA et  Albert MAKITA MBAMA, pour qu’ils continuent à piloter la plateforme jusqu’à la mise en place des nouvelles instances.  Un bureau intérimaire mis en place après l’éviction de Claudine MUNARI du poste de présidente de cette fédération  après les divergences nées de la participation de cette dernière à la concertation politique de Madingou.

Photo : Le Présidium de la cérémonie de clôture

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