Formation & Emploi

CONGO / FORMATION : UN ENGOUEMENT NOTABLE DES JEUNES POUR LES FORMATIONS QUALIFIANTES DU PDCE

Les opérations d’enregistrement des candidatures des jeunes déscolarisés et désœuvrés aux différents métiers organisées dans le cadre du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE) ont déjà démarré le 24 juillet 2021. Le jeudi 25 , le patron du ministère de l’enseignement technique et professionnel (tutelle du projet), le ministre en charge de la formation qualifiante, le Coordonnateur du PDCE et le représentant de la Représentante de la Banque mondiale au Congo (partenaire financier du projet) , ont visité trois centres de réception des candidatures des jeunes de Brazzaville. Objectif, s’assurer du bon déroulement  des opérations  en vue d’apprécier l’engouement des jeunes à ces opérations. Le constat fait montre que dans tous les centres, les prévisions journalières d’enregistrement des candidatures ont été largement dépassées.  Ce qui est tout à fait encourageant.

Les trois centres visités sont ceux du gymnase de  Makélékélé (le premier arrondissement), du gymnase de Talangaï (le sixième) de du centre de formation professionnel Don Bosco dans le neuvième arrondissement Djiri. Une forte affluence  des jeunes  demandeurs de formation a pu être observée, en témoignent les chiffres qui  vont crescendo. A titre d’illustration, à Makélékélé, 67 dossiers ont été enregistrés  le premier jour, 117 le deuxième, 150 le troisième jour, 177 le quatrième et 217 le cinquième jour. Le même constat a été fait au centre de la cité Don Bosco : 79 demandes enregistrées le premier jour, 188 le deuxième, 228 le troisième et 239 le quatrième jour. Des chiffres bien au delà des prévisions de 150 enregistrements journaliers .Tant mieux !

Pérenniser le projet !

Ce fort engouement, Ghislain Thierry MANGUESSA EBOME, ministre de l’enseignement technique et professionnel  l’a aussi noté, tant il sautait aux yeux : «  Nous avons constaté un fort engouement de la jeunesse qui est certainement en quête de formation professionnelle et qualifiante ». Mais au-delà du constat de l’engouement, c’est l’idée d’une pérennisation du projet qui est entretenue : « …puisque le projet soutenu par la Banque mondiale a une durée dans le temps, il reviendra au gouvernement de le transformer en un programme de formation qualifiante, donc de prise en charge de notre jeunesse ».

De son coté,  Hugues NGOUELONDELE, ministère en charge de la formation qualifiante qui s’est dit ému de voir que   « le taux de décrochage des jeunes au niveau des études est vraiment très élevé »,  a abondé dans le même sens que le  ministre de l’enseignement  technique et professionnel. La prise en main  du projet par le gouvernement : « … le gouvernement devra prendre ses responsabilités  sans la banque mondiale pour continuer à faire ce qui se passe maintenant. C’est un très bon projet qui emmène les jeunes dans une autre vie ( …) nous allons faire un rapport au premier ministre pour que ce programme soit soutenu et qu’il continue avec l’aide du gouvernement. En gros, nous devons pérenniser cette action ». 

Les étapes de l’enregistrement des candidats

Le même schéma dans tous les centres. Tout  commence par  la salle de briefing où les candidats sont fixés sur le projet et son objectif. Ensuite les voici dans une salle de visionnage où ils peuvent voir les avantages et les opportunités de chaque métier grâce à des vidéos qui sont diffusées pour éclairer leur choix , avant de chuter dans la salle d’enregistrement à proprement parler où ils doivent fournir  la photocopie de la pièce d’identité ou de l’Acte de naissance , se faire photographier , et être soumis à un entretien  aux fins de mieux connaitre leur situation sociale. Chaque candidat devra choisir deux métiers, dans le but d’optimiser ses chances. Au cas où le premier choix ne marcherait pas , le deuxième peut marcher  !

Cette phase du projet  touchera  5000 jeunes

L’actuelle phase du projet qui encourage vivement les candidatures féminines vise à toucher 5 .000 jeunes dans les villes de Brazzaville et Pointe noire ( la capitale économique et deuxième ville du pays). Les candidats dont les critères d’éligibilité sont entre autres le fait d’être âgé de 16 à 30 ans doivent aussi être sont des jeunes déscolarisés et désœuvrés.  Ceux dont les candidatures qui seront sélectionnées recevront des formations qualifiantes dans les métiers variés  que sont  l’agriculture, l’élevage, la transformation des produits carnés-laitiers-halieutiques et végétaux ; la cuisine, la broderie, la coiffure esthétique, la couture, la restauration, l’infographie, la mécanique auto, le froid et la climatisation, etc.

Il est à noter que la Banque mondiale a été représentée à cette visite  par Ousmane DEME  et le PDCE par son Coordonnateur, Auxence Léonard OKOMBI.  En rappel, le Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE) a démarré en 2014 et a déjà formé 5163 jeunes  des villes de Brazzaville et Pointe noire en deux promotions de 2016 et 2018, précise un communiqué.

Photo 1 : Les jeunes candidats en attente de leur réception au site  du gymnase de Talangaï

Photo 2 : Les deux ministres a leur arrivée dans un site

Photo 3 : Des jeunes en pleine entretien au site de Don Bosco

Crédit photos : Groupe Congo Médias

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