Agriculture

CONGO/FAO : UNE VOLONTE AFFICHEE D’HOMOLOGATION DES PESTICIDES DANS L’AGRICULTURE

Après dix (10) jours de travaux, il a été procédé à la clôture le jeudi 29  novembre 2002 dans la salle Boyokani du bureau de la FAO Congo à Brazzaville à la clôture de l’atelier de renforcement des capacités sur l’évaluation et l’efficacité biologique des pesticides. Cet atelier a regroupé les techniciens du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et de l’IRA, l’institut national de la recherche agronomique dont le Directeur général, Armand Claude MVILA a patronné la cérémonie de clôture, en présence Flore Mireille MABIKA qui représentait la FAO. La problématique de l’adoption des protocoles d’homologation des pesticides   en république du Congo a été évoquée.

Cet atelier a été organisé avec l’appui technique et financier de la FAO et du Comité inter Etats des pesticides d’Afrique centrale. « Nous sommes très heureux des résultats auxquels vous êtes parvenus », s’est exprimé Armand Claude MVILA lors de la cérémonie officielle de clôtureUne formation de dix  jours mais qui se termine avec un gout d’inachevé puisqu’il y a encore du travail à faire après le travail abattu lors de l’atelier, renchérissait –il : « …dix jours c’est apparemment long pour une formation mais c’est très peu pour ce qu’il y a à faire. Nous prenons notre engagement pour vous accompagner dans la poursuite des activités qui doivent se conduire à l’issue de cette formation ».

Les activités à poursuivre c’est justement travailler à une maitrise des produits phytosanitaires en circulation dans le pays sans être homologués. Perel OKANDZE, un des participant  est conscient de cette situation : «  …il faut reconnaitre qu’il y a bon nombre de produits qui circulent dans notre pays sans qu’ils ne soient homologués. Nous n’avons pas vraiment la maitrise de ces produits qui peuvent être toxique du point de vue de la santé. Cette formation nous permet donc aujourd’hui d’avoir des connaissances en vue de passer par des tests d’homologation dans notre pays (…) la formation a été très riche. Au sortir de celle-ci nous pouvons nous dire aptes à aller à l’expérimentation, à la production d’un rapport d’essai en vue de l’homologation d’un produit issu d’une firme quelconque ».

 Pour sa part, Armand Claude MVILA a abondé dans le même sens dans une interview qu’il a accordée à notre rédaction : «  Grâce au comité inter Etats des pesticides d’Afrique centrale qui est un organisme de la CEMAC nous voulons harmoniser cette opération qui consiste à faire en sorte que les pesticides qui sont utilisés  au Congo soient homologués ». Un objectif qui vaut son pesant d’or tant il est vrai que les pesticides peuvent être dangereux pour l’environnement  en émettant des gaz à effet de serre et pour l’homme à travers l’inhalation. Dans le pays, c’est donc un vide qu’il faut combler : «  Jusqu’à présent nous n’avons pas encore ces procédures d’homologation ».

Pas de protocole d’homologation harmonisée à l’échelle de l’Afrique centrale 

A chaque pays ses protocoles d’homologation. « Une homologation sous régionale au niveau de l’Afrique centrale serait risquée »,  nous a confié le Directeur général de l’IRA, avant d’argumenter : «  Au Cameroun par exemple, il y a des zones qui ressemblent à celles du  Congo et il y a d’autres  qui ressemblent à celles  du  Sahel. Alors les produits qui sont homologués pour la partie nord du Cameroun vers le lac Tchad ne sont pas homologables pour le Congo (…) il faut faire des tests bio écologiques pour voir si ces pesticides ont un effet  sur l’environnement et sur l’homme logiquement dans chaque pays il faut qu’il y ait des protocoles d’homologation ». Un pesticide valable au Cameroun ou en France ne l’est pas toujours au Congo, concluait –il.

Photo : Producteurs dans un champs ( Crédit FAO)

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