CONGO / FAO : DES ETUDIANTS D’UNE ECOLE PARAMEDICALE SENSIBILISES SUR LE BON USAGE DES ANTIBIOTIQUES - Groupe Congo Medias | Actualité du Congo Brazzaville | Sites d’informations du Congo Brazzaville
Santé

CONGO / FAO : DES ETUDIANTS D’UNE ECOLE PARAMEDICALE SENSIBILISES SUR LE BON USAGE DES ANTIBIOTIQUES

Dans un coin du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville se trouve l’école paramédicale Jean Joseph Loukabou qui forme des Infirmiers d’Etat, des sages femmes et des  laborantins. Les étudiants de cette école ont été identifiés à travers un focus le mercredi 27 novembre 2019 par la FAO Congo pour une sensibilisation dans le cadre de la semaine mondiale sur le bon usage des antibiotiques qui se célèbre du 18 au 29 novembre. Les deux médecins qui ont assuré des communications aux dizaines d’étudiants présents dans la grande salle de cette école ont évoqué les conséquences de la résistance des bactéries face aux antibiotiques de nos jours dans le monde, et l’attitude à observer face aux résistances. Des chiffres qui font froid dans le dos ont été  donnés, en ce qui concerne les décès dûs  à la résistance aux antibiotiques.  

Cette sensibilisation des étudiants sonne comme une véritable mise en garde car ces derniers sont de futurs prescripteurs d’antibiotiques, ou déjà prescripteurs dans les centres de santé. D’ailleurs, madame Lourdes, Directrice des Etudes de cette école a reconnu  dans son mot introductif du focus  qu’« il y a une utilisation abusive des antibiotiques des les centres de santé ». Une résistance provoquée par  l’utilisation massive et inappropriée d’antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire. Par ailleurs, la faible découverte de nouveaux antibiotiques  a aggravé le problème, souligne la FAO.

Le docteur Serge NZIETCHUENG , Coordonnateur régional  de l’approche Une seule santé à la FAO, a soutenu qu’il existe  une interaction entre les santés humaine, animale et végétale. Une démonstration de cette interaction a d’ailleurs été faite à travers de pédagogiques  illustrations. L’approche Une seule santé présentée du reste par la FAO comme celle qui promeut une collaboration multisectorielle et multidisciplinaire  pour assurer la santé et le bien être des personnes, des animaux  et de l’environnement.

La résistance à toutes les familles d’antibiotiques, pose aujourd’hui un véritable problème de santé publique .  Les chiffres sont alarmants. Actuellement, indique un communiqué de la FAO        «  les microorganismes infectieux  résistants  aux médicaments sont responsables  de plus d’un demi-million de décès chaque année dans le monde. Si ces  tendances se poursuivent, la résistance anti microbienne pourrait entrainer plus de 10 millions de décès  par année d’ici 2050 » . En Asie, a indiqué le docteur Serge NZIETCHUENG, l’on pourra compter  4 millions 730 mille décès dus à cette résistance aux antibiotiques. La situation est tout aussi préoccupante sur le continent africain.

La deuxième communication du jour a été celle du docteur Esther ONTSIRA NGOYI, enseignante à la faculté des sciences de la santé de l’Université Marien NGOUABI. Pour elle, les résistances existent depuis longtemps, mais c’est aujourd’hui qu’elles prennent de l’ampleur. L’usage abusif des antibiotiques a pour conséquence, a-ton appris, la multiplication des bactéries qui résistent.

Que faire devant une situation de résistance ?

Que doivent alors faire les agents de santé devant la dure réalité  des résistances ?  Pour le docteur Esther ONTSIRA NGOYI , « on ne peut pas s’alarmer et regarder les patients mourir. On continue devant une molécule antibiotique qui est résistante à tester d’autres molécules pour chercher à savoir quelle est la bonne  molécule qui va agir sur la bactérie. Je le dis toujours et je ne le dirais jamais assez quand cela est possible il ne faut plus donner les antibiotiques sans pout autant faire une culture et un antibiogramme. De son coté, la recherche scientifique ne va qu’à son rythme : « Aujourd’ hui il  y a des recherches qui sont menées quoiqu’encore de façon parcellaire mais je peux vous dire qu’elles produisent des résultats ». Visiblement, pour l’instant, devant l’impasse de la science la sensibilisation, l’éducation et la communication en direction du personnel de santé sont les armes les plus efficaces pour parvenir à un usage responsable des antibiotiques.

L’industrie pharmaceutique à rude épreuve

Face aux résistances le personnel de santé est en réelles difficultés. Leur  fournisseur officiel des molécules  thérapeutiques, l’Organisation mondial de la santé (OMS), se tourne vers les industries pharmaceutiques pour qu’elle trouve de nouvelles  familles d’antibiotiques pour faire face aux résistances qui sont de deux catégories : Les résistances naturelles et les résistances acquises. Les deuxième ont été présentées par le docteur Esther ONTSIRA NGOYI comme celles  qui posent le plus de problèmes dans le monde aujourd’hui.

Photo : La photo de famille regroupant les étudiants, le personnel de la FAO et le docteur Esther (Crédit Groupe Congo Médias)

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le plus populaire

To Top