Agriculture

CONGO /FAO : QUELLES ALTERNATIVES A LA REDUCTION DE L’USAGE DES PESTICIDES EXTREMEMENT DANGEREUX ?

Pendant deux jours, plusieurs  acteurs œuvrant dans le domaine agricole – utilisateur des pesticides  dont l’impact négatif sur la santé de l’homme est avéré-  participent à un atelier consacré au renforcement  de leurs connaissances sur ce sujet.  Ouvert le mercredi 22 mai 2019 dans la salle Boyokani de la Représentation de la FAO à Brazzaville par le Directeur Général de l’agriculture, Bienvenu NTSOUANVA. Ainsi, Directeurs départementaux de l’agriculture, cadres et agents du ministère de l’agriculture,  producteurs agricoles, acteurs dans le stockage  et la commercialisation des pesticides sont appelés à réfléchir  sur les alternatives à la réduction de manière significative  des pesticides extrêmement dangereux .

Cet atelier est organisé dans le cadre de la mise en œuvre  du projet « Appui au renforcement des capacités sur l’identification  des préparations extrêmement dangereuses  et la promotion des alternatives nécessaires ». Les  objectifs de cet  atelier sont clairs.  Apporter aux participants une connaissance d’ensemble sur les conventions sœurs de Rotterdam, de Stockholm et de Bale, sensibiliser les agents du ministère de l’agriculture et les maraichers de Brazzaville à l’utilisation rationnelles des pesticides,  apporter une connaissance   d’ensemble sur le Comité Inter Etats des pesticides de l’Afrique centrale, un organe sous tutelle de la Cemac qui d’ailleurs tire la sonnette d’alarme à travers une Décision sur l’encadrement juridique sous certaines conditions de   l’importation, la distribution , l’utilisation et le stockage   des pesticides ci-après : l’Alachlore ( herbicide), les composés  du tributylétain ( biocide),  et le monocrolophos ( insecticide).

Les chiffres évoqués par le Directeur Général de l’agriculture sont révélateurs de la dangerosité de l’usage des pesticides  dans le monde : «  D’après  l’organisation mondiale de la santé, aujourd’hui dans le monde, 200.000 personnes meurent chaque année suite à une intoxication due aux pesticides, soit plus  de 500 personnes en moyennes par jour ».

Les pays du sud particulièrement exposés

Par ailleurs, Bienvenu NTSOUANVA citant l’OMS,  a indiqué que : «  Malheureusement, les pays du sud sont les touchés car certaines  produits interdits dans les pays du nord  depuis des années  y sont encore vendus. Les causes, la porosité des frontières et la faiblesse des organismes nationaux  de protection  des végétaux, ce qui  ouvre  la voie à la circulation  libre des pesticides sévèrement dangereux qui «  continuent leur sinistre besogne dans nos pays », a-t-il regretté.

Il est a noter que , comme l’a d’ailleurs rappelé le Directeur Général de l’agriculture, même les pesticides dont la vente est autorisée comportent des dangers pour les utilisateurs, l’environnement et les consommateurs. C’est donc une question très délicate, comme le reconnait Maurice OBAMBI, Coordonnateur du Projet « Appui au renforcement des capacités sur l’identification  des préparations extrêmement dangereuses  et la promotion des alternatives nécessaires », qui, au sujet des alternatives, a cité quelque  uns    : «  …quand nous parlons des alternatives  c’est  par exemple la méthode culturale. Dans la plantation au lieu d’utiliser les pesticides il faut bien  l’entretenir, enlever les  plantes malades. On peut aussi élever des parasites capables de contrôler les nuisibles qui sont sur le terrain ».

Notons qu’une liste des pesticides dangereux et interdits  sera distribuée aux participants,  a renchéri Maurice OBAMBI, qui du reste a martelé que ceux-ci ne doivent plus être mis sur le marché.

Photo : Une vue des participants lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier ( Crédit Groupe Congo Médias)

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