Environnement

CONGO /ENVIRONNEMENT : LE GOUVERNEMENT APPELLE A UNE ORIENTATION VERS L’ÉCONOMIE VERTE

Dans son  traditionnel message  officiel en cette journée mondiale de l’environnement de ce 5 juin 2019, le gouvernement du Congo appelle à l’innovation et à l’orientation vers l’économie verte. Par la voix de d’Arlette SOUDAN NONAULT, ministre du tourisme et de  l’environnement  qui a rendu cette déclaration, le gouvernement préconise une série mesures dans l’ultime but est de préserver l’environnement.  

Le devoir et la nécessité, a indiqué la ministre, nous appellent à innover, à nous orienter vers l’économie verte. Et d’ajouter : « Pour cela, les mesures suivantes sont nécessaires : la promotion des éco-industries à faible émission de gaz à effet de serre ou de polluants ; l’utilisation des technologies propres dans les industries ; le contrôle des installations classées pour la protection de l’environnement ; la promotion des techniques agricoles alternatives au brûlis ;  la réglementation de l’importation des véhicules ; l’interdiction de l’importation et de l’utilisation des substances qui appauvrissent la couche d’ozone ». Toutefois, reconnais le gouvernement,  « la mise en œuvre de ces mesures ne sera pleinement possible que grâce à l’adoption prochaine de la nouvelle loi portant gestion de l’environnement ; à l’application des normes en matière d’environnement et à la création d’une Agence Nationale pour la Protection de l’Environnement ».

Cette journée mondiale  célébrée sur le thème «  La pollution de l’air » se focalise sur les graves atteintes à  l’atmosphère du fait des émissions anthropiques, et la nécessité de la préserver. Un thème qui, précise le message, interpelle chacun à s’engager dans des actions positives en faveur de l’environnement que nous avons en héritage et en partage. Les polluants atmosphériques ont en effet des effets nocifs sur l’environnement précise la déclaration. En effet, «  certaines substances ont la propriété de détruire la couche d’ozone, située dans la stratosphère qui s’étend de 10 à 45 km au-dessus de la surface de la terre. L’ozone empêche une partie des rayons ultra-violets du soleil de pénétrer à la surface de la terre, rendant ainsi possible la vie sur cette planète ».

Environnement malsain, santé humaine en péril

Ainsi en  2018, l’OMS a évalué à 7 millions, le nombre de personnes qui meurent dans le monde par inhalation d’air chargé de particules fines. La pollution de l’air résulte de la présence de certaines substances dans l’atmosphère à des taux suffisamment élevés pour porter atteinte à la santé humaine, précise le message qui ajoute que «  Tous les jours, les polluants atmosphériques font courir des risques sanitaires aux personnes qui vivent autour ou travaillent dans les usines chimiques, les incinérateurs ou d’autres établissements qui les produisent où les utilisent…. La pollution atmosphérique est un enjeu de santé publique au niveau mondial comme individuel. Les matières particulaires sont dangereuses pour plusieurs raisons. Elles peuvent contenir des substances qui ont des effets toxiques ou cancérigènes. Elles peuvent aussi se loger profondément dans les poumons et entrainer des complications à moyen ou long terme ».

Plusieurs secteurs de l’activité humaine mis en cause

Selon la même déclaration, bien que les polluants soient parfois d’origine naturelle, les activités humaines sont les principales responsables de la pollution atmosphérique. Au niveau mondial, la pollution atmosphérique est surtout liée à l’industrie et au transport bien que les incendies intentionnels aient aussi une part de responsabilité importante. Ces différents secteurs d’activités sont émetteurs des substances nocives capables de changer la texture chimique de l’atmosphère.

En rappel, la journée mondiale de l’environnement, est célébrée  en souvenir de la première Conférence des Nations Unies sur l’Environnement qui eût  lieu à Stockholm en Suède en 1972.

Photo 1 : La foret du bassin du Congo, un poumon écologique dont la préservation est vitale pour l’humanité ( Droits réservés)

Photo 2 : La ministre rendant le déclaration ( Crédit ministère de l’environnement)

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