CONGO : ECARTS ET DISFONCTIONNEMENTS SIGNALES A LA MARINE MARCHANDE, UN PLAN DE CORRECTION SOUS 90 JOURS

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Le diagnostic est quelque peu amer pour la marine marchande congolaise. En effet, au terme de huit jours d’audit réalisé par l’Organisation Maritime Internationale, il ressort l’urgence de l’élaboration d’un plan de correction qui devra se faire en étroite collaboration avec l’ensemble des entités ayant des activités  en mer concernés par l’audit  , parmi lesquelles  la Direction Générale  de la Marine marchande,  dépositaire  des instruments  juridiques  de l’OMI . Le délais maximal  fixé , 90 jours. Les travaux de cet audit se sont achevés le 5 novembre à Brazzaville.

Article écrit avec Dan COOPER MOON, Journaliste stagiaire

Ce plan de mesures correctives devra être rapporté auprès de l’équipe d’audit par Gaston MAMBO, en sa qualité de Point de contact pour le Congo qui est tenu d’informer l’OMI de  l’évolution de la situation. Pour rappel, l’audit était relatif aux instruments pertinents de l’Organisation Maritime International, à savoir la sécurité maritime et la protection du milieu marin. Il est considéré, a soutenu Fidele DIMOU, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, comme un levier qui devrait permettre de promouvoir une nouvelle culture basée sur les critères de qualité, afin de « confirmer notre vocation maritime ». Par ailleurs, le ministre a dit sa gratitude au Secrétaire générale de l’OMI, M. Katack LIM pour l’attention portée sur le Congo.

Un audit transversal

Au cours des travaux de l’audit, plusieurs structures ont été auditées à savoir. Ces derniers relèvent du Ministère des transports de l’Aviation Civile et de la Marine Marchande, de la Direction générale du port autonome de Pointe Noire, du centre d’assistance météorologique aux activités maritimes, du Centre d’information et de documentation maritimes. Aussi, quelques structures représentant des ministères des hydrocarbures, du tourisme et de l’environnement, de la défense nationale, de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, des finances et du budget et bien d’autres encore, ont-elles été prises en compte .

En rappel, l’objectif principal de cet audit était d’évaluer les capacités du Congo en tant qu’Etat membre de l’OMI « à appliquer ses capacités et à mettre en œuvre les instruments auxquels il est partie, et d’améliorer le contrôle de leur application » a dit Caroline NEUMAN, la Responsable de la délégation en charge de l’audit. L’audit visait aussi à cibler les domaines dans lesquels l’assistance de l’OMI pourrait être mise en place.

Il convient de noter que la missions de l’audit s’est aussi déployé à Pointe notre (Ndlr : la deuxième ville et capitale économique du Congo, qui concentre l’activité de la marine marchande, grâce au port en eau profonde sur l’océan atlantique).

Photo : Le port de Pointe Noire, cheville ouvrière de la marine marchande du Congo ( Droits réservés)




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