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CONGO/DURQUAP: RELANCE DES TRAVAUX APRÈS UNE SUSPENSION DUE AUX NOMBREUSES IRRÉGULARITÉS CONSTATÉES

Lancés à Pointe-Noire en mai puis à Brazzaville en août  2020, les travaux de construction des voiries dans les quatre quartiers bénéficiaires du Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires (Durquap), suspendus le 16 octobre dernier, pour non-conformité aux termes de l’accord de financement signé entre la Banque mondiale et le gouvernement congolais dans la mise en œuvre de dudit projet, ont été relancés et se poursuivent normalement. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse animée le samedi 14 novembre à Brazzaville  par Dan Horphet IBIASSI, Responsable communication du DURQUAP.

Lors de cet échange avec la presse, le Responsable communication du ¨Projet a mis la lumière sur les principales raisons qui ont conduit la Banque Mondiale à suggérer l’arrêt temporaire des travaux dans les différents chantiers en cours d’exécution. Dan Horphet IBIASSI a précisé que c’est en raisons des nombreuses irrégularités, qui accompagnent la mise en œuvre des travaux, constatées sur le terrain et épinglées dans le rapport d’une mission de contrôle menée, du 28 septembre au 6  octobre, par l’équipe fiduciaire du DURQUAP, appuyée par la Banque mondiale que cette dernière a recommandé cette suspension : « La Banque a suggéré au projet de suspendre immédiatement les quatre chantiers tellement les irrégularités étaient flagrantes. Il y a eu des irrégularités administratives ; des irrégularités dans le respect des mesures de sauvegarde environnementale et sociale ; dans la  gestion des contrats qui lient les entreprises au projet ainsi que des disfonctionnements dans l’exécution des missions de contrôle. Il avait été  formulé 13 recommandations qu’on devrait mettre en œuvre avant de rouvrir les chantiers », a-t-il expliqué.

Il a fallu donc attendre jusqu’au 6 novembre pour que toutes les conditions exigées soient réunies pour que tout rentre dans l’ordre et que les travaux redémarrent dans tous les chantiers. Au sujet des raisons de cette suspension, le Communicateur du projet  a tenu précisé qu’elle « N’avait rien à voir avec un problème de trésorerie. Le projet n’a aucun souci de trésorerie, les financements pour la conduite des travaux quels qu’ils soient sont disponibles».

Le responsable communication du DURQUAP lors de la conférence de presse

Axée principalement sur l’appréciation d’étape depuis le lancement des travaux, la rencontre avec les professionnels des médias a permis à Dan Horphet IBIASSI de donner quelques indications sur les niveaux d’exécution des travaux tout en se félicitant de la vitesse avec laquelle s’exécutent ces travaux dans les deux quartiers cibles de Pointe-Noire.  Selon les niveaux d’exécution des travaux de voiries communiqués par ce dernier, les travaux du quartier Sukissa (Lot 1) sont exécutés à 15% et les travaux de construction du marché domanial dudit quartier (Lot 5) sont à 40% alors qu’au quartier Moukoundzi-Ngouaka (Lot2), ils sont déjà à 25%. Les quartiers de Pointe-Noire de leur côté présentent des taux  plus avancés : Mboukou (Lot 3)  55% et Tchiniambi (Lot 4) 46%. Des taux élevés justifiés, entre autres, par le lancement  de ces travaux, dans la ville océane,  deux mois avant  ceux de Brazzaville.

La priorité d’une main d’œuvre locale démise

Au cours de cette rencontre, Dan  IBIASSI a réitéré le maintien du principe de l’utilisation de la main d’œuvre locale. L’implication des populations locales dans l’exécution du projet étant d’une importance capitale dans sa réussite, la prise en compte de la main d’œuvre locale dans tous les chantiers demeure une exigence, a-t-il martelé avant de rassurer les populations des quartiers concernés: «  L’utilisation de la main-d’œuvre locale se fera de  manière raisonnable et par rotation. Il s’agira d’utiliser un maximum de bras disponibles par quartiers ».

Notons que les travaux en cours de réalisation dans les quatre quartiers des deux principales villes du Congo devraient être achevés dans un délai de 8 mois conformément aux différents contrats signés entre la coordination  de ce projet mis en œuvre grâce aux fonds de la Banque Mondiale. Leur suspension sans explication et de manière inattendue a suscité  de nombreuses réactions de la part des populations des quartiers bénéficiaires du Projet. En effet, celles-ci étaient partagées entre le désespoir de voir s’arrêter définitivement  ces travaux qui devraient à terme changer l’image de leurs quartiers et la colère de voir les entreprises en charge de la réalisation des travaux abandonner les chantiers laissant derrière elles des ruelles et avenues dans un état  impraticable en cette période pluvieuse.

Photo : Vue des travailleurs sur le chantier (Droits réservés)

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