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Agriculture

CONGO : DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE MANIOC AVEC LE FONDS DE COOPERATION SUD-SUD VIA LE FIDA

La filière manioc va bénéficier en république du Congo d’une enveloppe de 500 mille dollars US à travers un programme  dit de renforcement d’initiatives liées à la chaine de valeur du manioc. Valantine ACHANCHO, Directeur pays du FIDA, le Fonds International pour le Développement de l’agriculture, a officiellement annoncé le mercredi 14 octobre 2020 au ministre d’Etat en charge de l’agriculture, Henri DJOMBO, le démarrage de ce nouveau programme. Un  programme qui porte sur la promotion de la filière manioc à travers la transformation  de farine fortifiée,  utilisable dans la pâtisserie et la panification, et sur  le soutien de la  chaine de valeur.  Dans le cadre de celui-ci, il est prévu la construction d’une usine à Loudima (département de la Bouenza), un appui aux petits producteurs avec fourniture  de boutures résistantes aux maladies, et la conduite d’études sur la filière.

La mise en œuvre de ce  programme s’inscrit dans le droit fil   du Forum Grow Congo qui était organisé à Amsterdam (Pays bas) en début d’année. C’est le  très agricole département de la Bouenza au sud du pays qui a été choisi comme zone pilote, avant l’extension à l’échelle souhaitée par le ministre. Pour présenter ce programme au ministre de l’agriculture, Valantine ACHANCHO était accompagné du Représentant du PAM au Congo et d’un représentant du Représentant de la FAO, les deux  agences d’exécution.

Grace à ce programme qui entre dans le cadre des initiatives de coopération technique sud-sud avec pour partenaire la coopération chinoise, une unité de transformation sera mise en place par une entreprise privé chinoise. Aussi, le Congo va-t-il bénéficier «  de l’expertise de la coopération chinoise à travers la transformation, mais également la production par la mécanisation. A travers ce projet, il s’agit en même temps d’un partenariat entre la FAO, le FIDA et le PAM, qui sont les trois agences du système des Nattions Unies qui travaillent ensemble pour accompagner le gouvernement de la république du Congo pour atteindre ses objectifs en termes de sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

Les études, l’appui à la production ainsi que l’appui à la transformation et à la commercialisation sont les trois axes de ce programme   à la faveur duquel seront jetées « les bases pour le développement de la filière manioc », a renchéri Valantine ACHANCHO.

Un programme, pour quels bénéficiaires ?

Les bénéficiaires sont de trois ordres, a dit le Directeur pays du FIDA. Les principaux sont les petits producteurs agricoles, les femmes surtout et les jeunes. Au-delà, tout producteur investi dans la filière manioc en  termes de production, de transformation et de commercialisation. Mais il y a aussi des bénéficiaires indirects. Compris par là  les entreprises du secteur tertiaire, celles qui travaillent dans la chaine  de transformation et de commercialisation. Ceux-ci vont bénéficier des produits pour la transformer. Au niveau institutionnel, le bénéficiaire c’est le gouvernement, notamment le ministère de l’agriculture qui va ainsi être dépositaire de l’expérience chinoise pour améliorer l’encadrement et l’accompagnement des producteurs.

En rappel, le manioc est l’aliment de base en république du Congo. Il est consommé sous plusieurs formes dont les plus utilisées sont la chickwangue et la farine appelée localement foufou, consommée après malaxage dans de l’eau bouillante.  Ces deux produits accompagnent quotidiennement les mets des Congolais dans tout le pays. Selon un communiqué conjoint du PAM, de la FAO et du FIDA et du gouvernement, la république du Congo est le quatrième consommateur mondial de manioc. Ce qui ouvre donc de bonne perspective de développement de la filière.

De son coté, le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture, Henri DJOMBO, s’est montré plutôt enthousiaste sur ce programme : «  …c’est un grand pari que nous avons pris   de promouvoir ce projet. Le manioc est le principal aliment des Congolais. Assurer l’autosuffisance en manioc est un très bon objectif  ». Mais la vision du ministre plus loin.  Couvrir le marché national et se positionner parmi les grands exportateurs de manioc. Ce dernier veut aussi que ce projet soit un modèle qui doit être diffusé dans le monde entier.

Audio : Interview de Valantine ACHANCHO

Photo : Valantine ACHANCHO ( deuxième à partir de la droite) lors de la présentation du programme ( Droits réservés

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