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Politique

CONGO / CRIMES ECONOMIQUES : LA FEDERATION DE L’OPPOSITION  INVITE  L’ETAT A LA TOLERANCE ZERO

 Au cours  d’une  conférence de presse tenue le samedi 27 juillet 2019, à Brazzaville, la Fédération de l’opposition congolaise a porté son regard critique sur la nature et l’impact positif ou négatif de l’accord conclu  entre Fonds Monétaire International et le gouvernement de la République du Congo. Une rencontre avec la presse  au cours de laquelle ces opposants, souvent  qualifiés de radicaux et tenaces face au gouvernement, ont affiché l’aire préoccupé par la recherche des solutions de sortie du pays de la  situation de crise financière actuelle qui affecte les populations.

Deux semaines après l’approbation par Conseil d’administration du Fonds monétaire international d’un  programme d’aide au profit de la République du Congo , la Fédération de l’opposition congolaise, par la voix de  Clément MIERASSA, le Chef du Pôle Economique de la coalition a fait sa lecture de la situation et esquissé des pistes de solutions susceptibles de favoriser un retour à la stabilité économique en République du Congo.

Pour l’opposition, ce programme devrait beaucoup plus interpeller que  réjouir les gouvernants. Un programme, rappelons- le, dont la principale retombée financière est le crédit de 448,6 millions de dollars soit près de 262,2 milliards de FCFA sur trois années, équivalant à 87,3 milliards par an avec une mise à disposition  immédiate de 44,9 millions de dollars, soit près de 26,2 milliards de FCFA, et qui  vise à aider le Congo à  rétablir la stabilité macroéconomique. Les revues semestrielles par le Conseil d’administration du FMI qui constituent des préalables aux décaissements du montant restant laisse le pays dans une situation de dépendance vis-à-vis de cette institution internationale : « Le pays est sous tutelle », a martelé Clément MIERASSA.

Quel est l’impact de cet  accord ?

La fédération de l’opposition  congolaise s’est interrogée sur l’impact réel que pourrait avoir cet accord d’un  apport financier annuel  de 87,33 après que : « Le pays ait engrangé plus de 30.000 milliards de FCFA et dégagé 14.000 milliards de FCFA d’excédents budgétaires entre 2003 et  2014, lesquels auraient pu mettre le Congo à l’abri de toute intervention extérieure (…), et connu des budgets annuels dépassant 4.000 milliards de FCFA et des budgets d’investissements de plus de 1.000 milliards de FCFA ».

Aussi, s’interroge-t-elle sur les vraies  raisons qui ont conduit le pays à atteindre un niveau  insoutenable de la dette, atteignant un pourcentage largement supérieur à norme CEMAC fixée 70%  du PIB, ce après l’entrée du Congo  dans le carcan des pays pauvres très endettés , qui a favorisé  l’annulation d’une bonne partie de la dette en 2010, ouvrant ainsi de très belles perspectives de développement.  « Il est difficile de comprendre comment on a pu en arriver là après l’atteinte  en janvier 2010 du point d’achèvement de l’Initiative Pays Pauvres Très endettés qui avait permis l’annulation de 80% de la dette, ramenant le ratio dette/PIB à 20%, largement inférieur à la norme communautaire »,  s’est exprimé l’orateur.

Quel avenir pour le Congo ?

Cet accord qui n’est pas le premier que le pays ait conclu avec le FMI  exige une capacité de remboursement   des crédits. A ce sujet, la fédération de l’opposition a émis de « …sérieux doutes quant à la capacité de l’Etat d’assurer le remboursement du service de la dette tant intérieure qu’extérieure, c’est-à-dire la capacité de faire face aux engagements déjà pris et à prendre notamment, avec la Chine et les Traders ».

Sur le plan de la gouvernance, la coalition a pointé  l’immobilisme constaté malgré l’exigence  des réformes audacieuses et immédiates pour imprimer un changement positif dans la gestion des ressources publiques. La lutte contre les antivaleurs que ces opposants qualifient de simples «  incantations et d’annonces non-suivies d’effets » devrait être véritablement  s’appliquer pour donner une nouvelle cadence dans la manière de gérer les ressources publiques. Ainsi, la fédération de l’opposition, par la voix de Clément MIERASSA a invité le pouvoir à ne pas « …utiliser le programme avec le FMI pour protéger les responsables des scandaleux crimes économiques : détournements de deniers publics, corruption, fraude, et autres ».

Tout en insistant sur la nécessité d’une mise en œuvre des mesures de décrispation ainsi que la tenue d’un dialogue inclusif, l’opposition pense que celui-ci va créer  les conditions d’une gestion rigoureuse des affaires publiques : « Il nous faut placer, l’intérêt général du pays au-dessus de tous les intérêts personnels ».   

Photo : Le présidium  de la conférence

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