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Société

CONGO/CORRUPTION: LA HAUTE AUTORITÉ APPELLE LA POPULATION À PRENDRE CONSCIENCE

La Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC) a invité la population congolaise à la prise de conscience face aux méfaits de la corruption afin de contribuer au combat contre ce fléau. L’appel a été lancé le vendredi 11 décembre 2020 à Brazzaville lors d’une conférence débat initiée par la HALC dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption célébrée chaque le 09 décembre de l’année. Cette conférence couplée à la campagne de sensibilisation sur le terrain visait à mieux  sensibiliser les participants sur la corruption et ses conséquences sur le développement socio-économique des pays.

Article écrit avec Gad TATY, journaliste stagiaire

La célébration en différé de la journée internationale de lutte contre la corruption a été marquée par l’organisation d’une conférence débat au cours de laquelle les participant ont été édifiés sur ce fléau mondialement reconnu dont la recherche des solutions pour son élimination a conduit les Etats à adopter, en 2003, la  « Convention des Nations unies contre la corruption ».

Présidée par Michel MOMBILA, Secrétaire général de la Haute autorité de lutte contre la corruption, la conférence organisée grâce à l’appui technique du Programme des Nations unies pour le développement(PNUD) a permis aux participants de se faire une idée précise sur la corruption, ses auteurs et ses conséquences sur le développement socio-économique des Etats.

Dans son allocution d’ouverture des travaux de la rencontre, le Secrétaire général de la HALC a souligné l’importance de cette rencontre qui devrait non seulement permettre aux participants de mieux saisir le phénomène, mais aussi de les amener à prendre conscience de la nécessité de combattre ce mal. « Cette conférence constitue un cadre d’échanges sur la corruption destiné à éveiller nos connaissances sur les méfaits de ce phénomène et à faire émerger un élan d’éthique et d’intégrité propice au développement social et économique de notre pays », a-t-il indiqué.

Il s’est agi, au cours  de cette conférence, d’apporter des explications claires sur ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur à travers deux exposés animés par deux des membres de l’HALC.

Définie comme la pratique consistant à obtenir quelque chose ou un servir de manière illégale, contre son devoir, sa conscience en échange des pots de vin, la corruption handicape le développement socio-économique des Etats dans lesquels elle prend des proportions inquiétantes. Dans son exposé Auguste BATANGOU, membre de la HACL, a donné quelques précisions sur l’impact de la corruption sur la société. « La corruption incite à l’exploitation illicite des ressources naturelles ce qui accélère la dégradation de notre patrimoine. Elle réduit l’impact positif des programmes, compromet l’avenir de nos enfants et  contribue à la destruction de la jeunesse de plus près. La corruption demeure un vice même dans sa plus petite manifestation».

Les participants dans la salle lors des exposés

Dans le cadre éducatif,  a poursuivi le conférencier, la corruption réduit l’éducation de l’administration publique, prend les lois en sa faveur au détriment de la population en mettant à mal la responsabilité, la prévisibilité, la transparence, la participation et la régularité qui constituent les principes de bonne gouvernance.

La HALC face à la corruption

Le combat de la lutte contre la corruption en république du Congo repose de nos jours entre les mains de la HALC, nouvel organe qui a remplacé l’ancienne Commission de lutte contre la corruption (NDLR : structure que dirigeait Lamire NGULE dont les résultats des dernières enquêtes mettaient en cause quelques responsables. Des résultats restés sans suites jusqu’a son remplacement ).

Conscient de la lourde mission qui leur incombe, les Membres de la HACL entendent s’appesantir dans un premier temps sur la sensibilisation afin d’amener la population à contribuer à ce salutaire combat avant de se lancer dans la phase des enquêtes et  investigations.

Pour Simon Pierre NZOBABELA, Enquêteur au sein de la Haute autorité, ce combat passe par une prise de conscience collective. « Si nous ne prenons pas tous conscience, s’il n’y a pas une unité de pensée ou d’action contre la corruption ce fléau va demeurer.  C’est pourquoi nous devons appliquer le bon sens au niveau du civisme, l’autocratie et un certain nombre d’actions que nous devons mettre en valeur pour combattre ce phénomène qui est en train de détruire la société ». Le Secrétaire général a renchéri en appelant les citoyens à œuvrer pour contre ce fléau : « Le défi est lancé, à chacun d’en faire bon usage. Jeune, vieux, acteur du secteur public comme privé, organisation de la société civile d’intérioriser  l’enjeu pour que ce défi soit relevé dans un sursaut collectif ».

Une HALC plus outillée que l’ancienne  commission !

Le Secrétaire général de la Haute autorité de lutte contre la corruption a souligné que l’organe qui a pour mission la prévention et la lutte contre la corruption, la concussion et la fraude dispose de plusieurs atouts qui leur permettront de lutter efficacement contre ce mal contrairement à l’ancienne structure qui n’avait que très peu de marge de manœuvre. A titre d’illustration, Michel MOMBILA a cité, entre autre, l’autonomie et la personnalité juridique dont jouit la structure :« Nous sommes indépendants, mais la commission était sous tutelle de la primature. Nous avons une personnalité juridique qui nous permet d’ester en justice, ce qui fait que la Haute autorité a plus de pouvoir aujourd’hui que l’ancienne commission ».

A noter que cette célébration s’est poursuivie sur le terrain par la campagne de sensibilisation dans les rues de Brazzaville et à la Faculté des Lettres, des Arts et des Sciences Humaines de l’université Marien NGOUABI où des prospectus ont été distribués aux étudiants et les enseignants.

Photo 1: Le Secrétaire général de la HALC au milieu des conférenciers à l’ouverture des travaux

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