Gouvernance

CONGO/CORRUPTION: LA HALC INVITE LES VICTIMES DE LA PRATIQUE DES DIX POURCENT À TOUT DÉNONCER

Le Président de la Haute autorité de lutte contre la corruption, Emmanuel OLITA ONDONGO, a annoncé, le mercredi 15 septembre 2021 à Brazzaville, l’entrée de l’organe de lutte contre la corruption, la concussion et les infractions assimilées dans une phase déterminante, celle des investigations. L’annonce couplée à l’invite à la dénonciation des cas de pratique des 10, 20, 30 voire 50 pourcent qui gangrène l’administration congolaise a été faite lors de campagne de sensibilisation et de vulgarisation des textes juridiques de la HALC auprès des cadres et agents du ministère de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale.

Face aux cadres et agents du Ministère en charge de l’économie et du plan, le Président de la Halc a usé d’un langage franc qui traduit la bonne volonté de l’institution dont il a la charge de piloter de sensibiliser et prévenir l’ensemble des administrations publiques sur  l’arsenal juridique qui encadre la mission de la HALC avant de passer à la mise en œuvre du plan d’action de lutte contre le fléau de la corruption, la concussion, la fraude et les infractions assimilées.

Il a sonné le glas de l’immobilisme face aux antivaleurs en général et de la corruption en particulier pour tous les Congolais. Tout en invitant les uns et les autres à œuvrer pour une gestion saine des deniers publics, le Président Emmanuel OLLITA ONDONGO a précisé «  qu’il n’y aura pas de Congolais plus Congolais que les autres et c’est ici que s’impose la notion de tolérance zéro », avant de déclarer terminée « la récréation ».

« La fin de la récréation devra céder la place à la gestion saine des deniers publics, à la transparence, au respects de la chose publique et à la restauration de l’autorité de l’Etat ».   

Poursuivant son intervention dans le même ordre d’idée, le président de la Halc a déploré  l’existence de la pratique consistant à verser des pourcentages d’argent à des tierces pour faire avancer un dossier, gagner un marché ou obtenir un quelconque service au niveau de  certaines administrations et organismes.

« Pendant que nous sonnons la fin de la récréation il est inadmissible de retrouver encore, dans certains endroits où on continue de réclamer les 10, 20, 30, 40 voire 50% à des paisibles citoyens qui attendent depuis plusieurs mois pour certains et des années pour d’autres, en échange du paiement de leurs pensions ou leurs mandats au terme des travaux pour des marchés réalisés ici et là. A tous ceux qui sont victimes de ces actes, nous leur demandons de saisir immédiatement la Haute autorité de lutte contre la corruption qui est là au service de tous les Congolais ».

Il aussi, attiré l’attention de ceux qui sont trompés dans les marchés fictifs sur la nécessité de se ressaisir et abandonner cette pratique qui tire le pays vers le pas, car les investigations relatives à la traque des auteurs de ces actes ont déjà commencées, a-t-il averti.

Le Président de la Halc et sa délégation

« Le Congo n’est pas une réalité définie Nous sommes donc tous tenus de mettre à contribution nos efforts, notre intelligence et d’éliminer systématiquement ce qui est périmé et sans valeur, ce qui est nocif et cancéreux. La pérennité du Congo en tant que pays développer passe par là», a exhorté le président.

L’échange inscrit dans le cadre de la vaste campagne de sensibilisation et de vulgarisation des textes juridiques de la HALC s’est tenu en présence de la ministre de l’Économie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS.

Très ouverte à cette descente des cadres de cette institution de lutte contre la corruption au sein de son ministère, la ministre en charge de l’économie souligné la nécessité pour les administrations publiques d’apprendre et comprendre comment stopper ce mal: « La corruption étant mère des vices en matière de gouvernance, sa prévention et sa répression constituent le premier champ de bataille où est jugée la volonté réelle des pouvoirs publics d’enraciner la culture d’intégrité au sein du service public. Tous, ministre, cadres et agents du ministère de l’économie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale,   Il nous faut apprendre et mieux comprendre comment, ensemble, endiguer la prolifération de ce fléau qui mine nos administrations », a-t-elle déclaré.

Les communications axées autour de quatre principales thématiques ont porté sur     l’écosystème national de lutte contre la corruption: place et rôle de la Halc ; La Halc et ses procédures de saisine ; L’aperçu général de la loi anti-corruption ; La lutte contre la corruption: place de la loi relative à la déclaration de patrimoine.

Riche en enseignement, l’exercice qui a permis aux cadres et agents de ce ministère de s’imprégner de l’arsenal juridique ainsi que des procédures et principales missions de la Halc  va se poursuivre dans d’autres départements ministériels et aura pour points de chute la primature, les deux chambres du Parlement et la présidence de la République avant de la clôturer par un carnaval anticorruption dans les deux principales villes, à savoir Brazzaville et Pointe-Noire.

La campagne lancée depuis quelque mois a déjà permis à l’équipe de la Halc d’effectuer ce travail de sensibilisation auprès des ministères des Finances, de l’Economie forestière et des Transport. La campagne de sensibilisation des citoyens congolais à la corruption et la vulgarisation des textes juridiques fondamentaux de la Halc.

Photo1: Vue de la délégation de la Halc et les cadres et agents du ministère de l’économie

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